Vendredi 23 août 2019 | Dernière mise à jour 01:47

Suisse romande Kapten va concurrencer Uber à Genève

Après Lisbonne, Genève est la deuxième ville internationale choisie par Kapten, un groupe français actif dans le service de véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC).

La concurrence s'intensifie à Genève dans les services de véhicule de tourisme avec chauffeur.

La concurrence s'intensifie à Genève dans les services de véhicule de tourisme avec chauffeur. Image: Keystone

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Uber doit désormais compter avec un nouveau concurrent à Genève. La plateforme Kapten, anciennement Chauffeur Privé, a lancé ses activités mardi dans la Cité de Calvin. Le service de véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC) veut s'imposer comme une alternative, qualifiée de «vertueuse», à son rival américain.

Dans un première phase, quelque 300 chauffeurs seront recrutés pour prendre en charge des clients privés et entreprise. Après Lisbonne, Genève est la deuxième ville choisie par Kapten, un groupe français, pour son expansion à l'étranger. La société a récemment changé de nom dans cette optique d'internationalisation.

«À Genève, on voit un potentiel de développement important car le marché des VTC n'est pas si connu que ça», a indiqué en conférence de presse Frédérique Delahaye. La directrice générale de Kapten Suisse a affirmé que la ville dénombre seulement 100 000 utilisateurs réguliers pour ce genre de service.

Devant la presse, Mme Delahaye a insisté sur la dimension responsable et sociale de son service, dans un contexte de tensions entre les autorités genevoises et les entreprises «uberisées». La semaine dernière, le conseiller d'État Mauro Poggia a tapé du poing sur la table, réclamant que les entreprises suivant le modèle d'Uber respectent la loi.

«Genève a été choisie parce que la réglementation locale encadre de manière précise l'activité des VTC», a indiqué la directrice générale. Kapten Suisse s'est annoncé au titre de fournisseur de courses et a obtenu une autorisation par l'État de Genève en fin d'année dernière. «À ce titre, nous nous plions aux réglementations locales.»

Kapten Suisse, dont le siège va être transféré sur les bords du Léman, emploie sept personnes et assure payer les charges sociales de son personnel et ses impôts à Genève.

Vingt francs en moyenne par course

Pour devenir chauffeur Kapten, les automobilistes doivent être titulaires d'une licence VTC. Le prix moyen d'une course est de 20 francs, moins une commission de 25% toutes taxes comprises perçue par la plateforme. Cette ponction est «inférieure à celle du marché», selon Frédérique Delahaye. Les charges sociales doivent encore être déduites du solde.

«On suppose que les chauffeurs feront une à deux courses par heure», a expliqué la directrice. Les chauffeurs devront obligatoirement charger les clients sur territoire genevois. Il n'existe en revanche aucune restriction géographique concernant la destination de la course.

Kapten veut étendre ses activités dans quinze villes hors France et multiplier par cinq son chiffre d'affaires global d'ici à 2020. La directrice suisse n'a pas souhaité préciser quelle sera la contribution de Genève à cette croissance.

Pour l'instant, la plateforme entend se concentrer sur la première implantation helvétique. Une extension des activités dans d'autres cantons est envisagée, à condition que la réglementation pour les VTC soit aussi claire qu'à Genève, avertit Mme Delahaye. Le Canton de Vaud planche actuellement sur un tel projet de loi.

Créé en France en 2012, Chauffeur Privé a été racheté par le constructeur automobile Daimler à la fin de 2017. La plateforme revendique globalement 2 millions de clients privés et 2000 clients entreprise, 22 000 chauffeurs et un chiffre d'affaires annuel de 160 millions d'euros (182,1 millions de francs). (ats/nxp)

Créé: 12.02.2019, 17h12

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