Jeudi 17 octobre 2019 | Dernière mise à jour 09:04

Genève L'ancien maire d'Alep se fait expulser des HUG

Brita Hagi Hassan s'est fait expulser de force de l'hôpital après s'être disputé avec le personnel des urgences. Deux agents ont porté plainte contre lui.

L'ex-maire d'Alep-est se trouvait à Genève depuis vendredi. En grève de la faim, il s'était posté devant l'ONU et dénonçait les bombardements de l'armée syrienne et de l'aviation russe sur Idleb.

L'ex-maire d'Alep-est se trouvait à Genève depuis vendredi. En grève de la faim, il s'était posté devant l'ONU et dénonçait les bombardements de l'armée syrienne et de l'aviation russe sur Idleb. Image: AFP

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Ancien maire d'Alep-est, lorsque le quartier de la ville syrienne était sous le contrôle des rebelles, Brita Hagi Hassan s'est fait expulser des HUG, lundi, par le service de sécurité de l'hôpital, après s'être disputé avec le personnel des urgences. Deux agents ont porté plainte contre lui. Ils auraient reçu des coups, selon les HUG.

En grève de la faim

L'information, révélée par la Tribune de Genève, a été confirmée mercredi par le porte-parole des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) Nicolas de Saussure. L'établissement hospitalier a annoncé avoir dénoncé la situation aux autorités compétentes. Brita Hagi Hassan a été conduit au poste par une patrouille de police.

L'ex-maire d'Alep-est se trouvait à Genève depuis vendredi. En grève de la faim, il s'était posté devant l'ONU et dénonçait les bombardements de l'armée syrienne et de l'aviation russe sur Idleb, la dernière enclave contrôlée par les forces rebelles et djihadistes, au nord du pays.

Brita Hagi Hassan s'était rendu aux urgences des HUG lundi. Le service était très fréquenté à cause de la canicule. Selon M. de Saussure, l'ex-maire était, pour sa part, très agité et incontrôlable. Il perturbait fortement les autres patients et les soignants.

Il effrayait les patients

Les paroles d'un médecin, qui lui a expliqué que «compte tenu de son état de santé sans gravité», il lui fallait patienter pour être pris en charge, n'ont pas calmé Brita Hagi Hassan. Il «a continué à effrayer les autres patients et à hurler», selon les HUG. Des agents de sécurité de l'hôpital l'ont alors escorté vers la sortie.

Ils ont ensuite été contraints d'utiliser la force, «vu son comportement menaçant», ajoute le porte-parole. Toujours selon ce dernier, à l'extérieur de l'hôpital, Brita Hagi Hassan a attaqué deux agents, qui ont été contraints de le plaquer au sol pour le maîtriser. Deux accompagnants de Brita Hagi Hassan s'en sont aussi pris physiquement aux deux employés des HUG.

Selon la Tribune de Genève, Brita Hagi Hassan a été relâché mardi à 04h00. Il est depuis retourné en France, un pays qui lui a offert l'asile.

Brita Hagi Hassan s'était retrouvé sous les feux des projecteurs, fin 2016, lorsque la bataille pour la reprise d'Alep-est engagée par les forces syriennes et leur allié russe faisait rage. L'ancien maire avait été reçu à cette époque par la Ville de Genève ainsi que par le président français François Hollande. (ats/nxp)

Créé: 03.07.2019, 18h21


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