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Economie La réforme de la politique agricole prendra du temps

L'Office fédéral en charge de la question est optimiste pour les chiffres de fin d'année. Néanmoins, le phosphore répandu dans la nature a explosé, précise le rapport.

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La réforme de la politique agricole prendra du temps. Mais les conditions pour la consolider sont bonnes, estime l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG). La situation va être observée de manière continue ces prochaines années afin d'asseoir le nouveau système et de corriger le tir si nécessaire.

Les pommes de terre dans le rouge

Depuis janvier, les paysans vivent sous le régime de la nouvelle politique agricole. Les fondements sont solides. Le hasard veut que la situation économique soit bonne, a indiqué le directeur de l'OFAG Bernard Lehmann ce lundi 17 novembre, en présentant le rapport agricole annuel devant la presse.

Mis à part les pommes de terre, le chiffre d'affaires a augmenté pour toutes les productions. Et le revenu de la branche devrait encore croître pour atteindre 3,3 milliards de francs cette année, contre 2,9 milliards en 2013 et 2,7 milliards en 2012.

Tout n'est toutefois pas rose. La quantité de phosphore répandue dans l'environnement a explosé, passant de 5500 tonnes en 1990 à 9000 tonnes en 2012. On détecte aussi du zinc et du cuivre en forte hausse dans certains endroits, notamment ceux de culture intensive. Des efforts restent à faire.

Prime à la vache

La préservation des ressources est d'ailleurs un des buts de la réforme avec une approche plus entrepreneuriale de l'agriculture et une meilleure adaptation au marché. Les nouveaux programmes de paiements directs, par exemple pour la biodiversité ou la qualité du paysage, ont connu cette année un engouement dépassant les attentes.

Résultat: il faudra rogner dans les contributions destinées à amortir le choc du passage au nouveau système pour maintenir un total de 2,8 milliards. Tous les paysans ne logent pas à la même enseigne et ne peuvent compenser aussi bien les pertes, a reconnu Bernard Lehmann.

La suppression de la «prime à la vache» fait mal. Mais le Parlement l'a voulu ainsi: les paiements directs ne doivent plus dépendre du nombre de bêtes, mais de la taille de la surface exploitée. «On accompagne mais on ne peut plus faire marche arrière», a commenté le directeur de l''OFAG.

Dialoguer et accompagner

Pour l'office, l'heure est au dialogue afin de consolider la réforme. Comme l'avait annoncé le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann il y a quelques semaines, le prochain round (2018-2021) devrait se contenter de corrections au niveau des ordonnances. L'OFAG promet des simplifications administratives.

Plusieurs défis doivent en outre parallèlement être relevés. Un éventuel accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l'Union européenne (UE) aurait des répercussions importantes tout comme une extension des accords signés par Berne.

L'évolution du marché du sucre (dont le prix baisse) et les différences de prix entre la Suisse et l'UE sont autant d'évolutions dont il faut tenir compte. Idem de l'impact de l'apparition d'espèces nuisibles comme la mouche à fruits et le capricorne asiatique. (ats/nxp)

Créé: 17.11.2014, 12h18


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