Jeudi 12 décembre 2019 | Dernière mise à jour 18:05

Camp d'été La survie, les gamins adorent

Une société vaudoise propose des stages d’une semaine pour se débrouiller en milieu hostile. Le tout encadré par des professionnels. Le succès est au rendez-vous.

Comment sortir du coffre d'une voiture lorsqu'on est enfermé à l'intérieur? Le Cobalt Kids Camp apporte la réponse pour les participants (de 7 à 15 ans).

Comment sortir du coffre d'une voiture lorsqu'on est enfermé à l'intérieur? Le Cobalt Kids Camp apporte la réponse pour les participants (de 7 à 15 ans).

Le Cobalt Project fait fureur

Adrien de Meyer n’aime pas quand on résume sa création, le «Cobalt Project», à un paintball. «Tout simplement parce que c’est faux», précise le créateur du concept. Ouvert toute l’année, le site de Lutry est en fait un véritable jeu de stratégie à taille réelle, où les participants peuvent agir «en vrai» comme dans un jeu vidéo. Les jeunes participants au camp de survie profitent du fait que l’été est plus calme sur les installations de Lutry, mais Adrien de Meyer ne veut pas que ces stages estivaux soient résumés à du maniement d’armes.

«Il y a un peu de stratégie, c’est sûr, mais ce n’est de loin pas l’essentiel du camp. Bien au contraire, on veut développer l’esprit d’initiative et d’imagination des adolescents et leur expliquer comment se débrouiller en n’ayant rien ou presque», explique le fondateur des camps, qui aurait adoré en bénéficier lorsqu’il était jeune. «Ah ça c’est sûr que j’aurais apprécié», sourit-il. Pour que chacun puisse venir à Lutry, il a ainsi organisé un système de chauffeur, qui vient chercher les enfants le matin et les ramène le soir après les activités (région lausannoise uniquement pour l’instant).

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Adrien de Meyer se pose de drôles de questions, parfois. Le patron du «Cobalt Project», à Lutry (VD), est du genre à avoir quinze idées à la minute et de foncer dès qu’une sort du lot. Alors, un jour, il s’est demandé comment occuper l’été des gamins de Suisse romande, de 7 à 15 ans. «Et pourquoi on ne leur expliquerait pas comment sortir d’un coffre de voiture?» s’est interrogé ce dynamique jeune homme. Bingo: il a décidé d’organiser des camps d’été d’un nouveau genre. Qui font fureur.

Ainsi, une fois l’été venu, des groupes de garçons et de filles se pressent sur les hauts de Lausanne pour vivre une semaine riche en émotions. «On a séparé les thèmes en cinq modules. Adrénaline, survie, exploration, mouvement et protection», explique Adrien de Meyer. En clair, les participants peuvent être amenés à préparer leur propre nourriture, à se cacher pour ne pas être retrouvés, à ne pas laisser de traces lorsqu’ils sont amenés à s’échapper, mais aussi à maîtriser leurs émotions en repoussant leurs limites. Le module «mouvement» est sans doute le plus spectaculaire, puisque chacun apprend les bases du déplacement à pied ou dans l’eau, mais également sur roues et sur câble. Chaque participant a également l’occasion d’apprendre les rudiments de la mécanique, des roulements et des principes physiques. Le tout d’une manière bien plus ludique qu’à l’école et en étant encadré par des professionnels, qui veillent sur eux chaque minute du «Cobalt Kids Camp».

«Le lien social est fort parce qu'ils vivent des choses qu'ils ne vivraient pas ailleurs»

Pascal Bezzola, en tout cas, n’a pas hésité à réinscrire ses deux fils après l’expérience positive vécue l’année dernière. «Ils ont adoré, c’est vrai, et ils m’ont demandé de retourner», sourit le père de Yann et Théo. «C’est différent d’un camp de foot et c’est très bien organisé. Je les ai vraiment sentis en sécurité et ils se sont éclatés, donc j’ai décidé de les réinscrire cette année encore», continue le père des deux garçons de 13 ans et demi et 11 ans. Ce qui plaît aux deux pré-ados? «Ah ben un peu tout. Ils mangent des choses bizarres, ils sentent l’adrénaline monter, ils sont sur un site génial. Par rapport à un camp normal, je pense que la camaraderie est encore plus grande. Ils se font vraiment des copains, le lien social est fort parce qu’ils vivent des choses qu’ils ne vivraient pas ailleurs», sourit Pascal Bezzola. Le tout sur plus de 28 000 m2.

Du lundi au vendredi, les participants apprennent également les gestes de secourisme basiques, ceux qui peuvent sauver des vies. «L’année passée, nous proposions aux enfants de pouvoir participer à un jour seulement. Mais cette année, on demande qu’ils soient là les cinq jours, parce qu’on s’est rendu compte que cela créait trop de frustrations. Par contre, nous ne sommes pas une colonie de vacances: chaque soir, ils doivent rentrer chez eux», continue le responsable, qui garantit un très haut niveau de sécurité: «C’est notre priorité numéro 1, on ne rigole pas avec ça. Oui, on veut apprendre aux participants à repousser leurs limites, mais c'est justement pour qu’ils sachent où est le danger. Notre site est fermé, entièrement sécurisé.»

Renseignements et inscriptions sur le site du Cobalt Kids Camp

Créé: 11.06.2018, 09h23

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