Mardi 23 juillet 2019 | Dernière mise à jour 12:47

Séjour mouvementé Le président du Cameroun Paul Biya a quitté Genève

La présence controversée du dirigeant africain à l'hôtel Intercontinental, qui a donné lieu à des heurts lors d'une manifestation et à l'agression d'un journaliste, a pris fin vendredi.

Genève: Confrontation entre police et manifestants
Vidéo: ats

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Le président du Cameroun, Paul Biya, a quitté Genève vendredi à la mi-journée après un séjour mouvementé au bout du lac. Sa présence dans un hôtel de luxe genevois a suscité la colère de l'opposition camerounaise.

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), qui a eu plusieurs contacts diplomatiques avec le Cameroun, a pris connaissance du départ du président. Contacté par Keystone-ATS, le DFAE revenait sur une information de la Tribune de Genève annonçant que l'avion du couple présidentiel avait décollé à 12h30.

Paul Biya, 86 ans, logeait à l'hôtel Intercontinental depuis quelques jours. Samedi dernier, environ 250 personnes ont manifesté contre sa présence. Des confrontations ont eu lieu avec la police et des heurts ont éclaté entre les pro Biya et les opposants. Les manifestants accusaient la Suisse de protéger un dictateur.

Agression

Quelques jours plus tôt, un journaliste de la RTS qui couvrait un rassemblement d'opposants devant l'hôtel a été molesté et dépouillé par les gardes du président camerounais. Cette agression a été immédiatement dénoncée par la Confédération. Les gardes ont été interpellés et condamnés par la justice genevoise à des peines de prison avec sursis.

Vendredi après-midi, des forces de l'ordre étaient toujours visibles devant l'hôtel Intercontinental. Les opposants ont annoncé une nouvelle manifestation pour samedi. Aucune autorisation n'a été délivrée par la police pour cet éventuel rassemblement.

Tensions

Le Cameroun, dirigé par Paul Biya depuis 1982, est en proie à de multiples tensions. Les séparatistes anglophones du Cameroun, pays à majorité francophone, militent pour la création d'un Etat indépendant dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Fin 2017, après un an de protestation, des séparatistes ont pris les armes contre Yaoundé. En vingt mois, le conflit armé a fait 1850 morts, selon le centre d'analyses géopolitiques International Crisis Group (ICG). La diplomatie suisse oeuvre comme facilitatrice pour une solution face à la crise actuelle au Cameroun. (ats/nxp)

Créé: 05.07.2019, 16h23

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