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Flirt Le Salon de la drague

Une fois les visiteurs partis, une deuxième vie embrase Palexpo. Une vie de fête et de rencontres. Souvent éphémères, elles peuvent aussi durer. Trois hôtesses se confient.

Image: Sebastien Anex

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Il est 20 heures, le Salon de l’auto ferme ses portes. Une deuxième journée commence sur les stands. «C’est un peu le Spring Break. Il y a un côté très superficiel. Ce qui se passe au salon reste au salon», raconte Marine*, 25 ans, qui a travaillé à plusieurs reprises pour des marques allemandes. Presque chaque jour, des soirées sont organisées par les différents stands pour les hôtes et les hôtesses. «C’est une vraie libération après une longue journée à faire des sourires. D’ailleurs, c’est ce qui nous permet de tenir», assure la jeune femme.

Elle décrit les nombreux flirts qui naissent lors de ces fêtes et les couples, très éphémères, qui se forment. Avec plusieurs anecdotes. «Un matin, les nettoyeurs ont réveillé un hôte et une hôtesse qui avaient dormi dans une voiture exposée. D’autres se sont faits attraper en pleine action dans les vestiaires.»

Rebecca*, 22 ans, a été surprise par les conseils qui lui ont été donnés lors de son premier salon. «Un des premiers trucs qu’on nous a dit à la formation c’est: «Ne cherchez pas l’amour ici.» Et finalement, c’est tout à fait ça», souligne-t-elle. L’étudiante explique que les chefs de stands ont peur que cela crée des tensions sur le stand. «J’ai vu une Miss Skoda qui hurlait contre un gars VW pour une histoire de tromperie, cela peut mettre une mauvaise ambiance», se souvient-elle.

«Des liens qui se créent»

Les responsables de son stand avaient d’ailleurs une technique très simple pour ne pas prendre de risques. «Ils te surveillent pendant la journée et si tu flirtes avec quelqu’un, ça crève les yeux. Ils ne vont pas se gêner pour te faire la remarque et te changer de voiture.»

De son côté, Estelle* a débuté au salon il y a huit ans avant de devenir cheffe des hôtesses pour une marque américaine. «Au casting, on recrute des gens beaux physiquement, mais qui sont aussi intelligents. C’est ce côté élitiste qui donne cette ambiance particulière.» Autre élément selon elle, la proximité entre hôtes, hôtesses et vendeurs. «C’est un groupe de jeunes entre 20 et 30 ans qui vit en autarcie pendant 15 jours. Il y a des liens qui se créent et pas seulement professionnels.»

Elle est bien placée pour le savoir. Elle-même a rencontré son copain actuel à Palexpo. «C’était il y a quatre ans, il travaillait sur le stand à côté. On a flirté et le Salon a accéléré les choses», raconte-t-elle. C’est peut-être son expérience positive qui la rend tolérante avec les équipes qu’elle gère. Même si elle a dû refréner quelques baisers un peu fougueux. «Tant que le travail est fait, je ne vais pas empêcher quelqu’un de flirter. Au contraire, c’est plutôt mignon.»

Pour elle, l’ambiance et les rencontres font partie des arguments principaux pour avoir envie de revenir travailler en tant qu’hôtesse. «Le commun des mortels n’a aucune idée de ce qu’il s’y passe. Et si on ne l’a pas vécu, on ne peut pas s’en rendre compte.» A Palexpo, Michel Chevallier, porte-parole de la manifestation, assure ne pas avoir d’avis à donner sur la vie des stands. «Les sentiments sont essentiels pour de l’événementiel de qualité. Il est donc tout à fait logique que des relations se nouent sur ce salon comme sur les autres», reconnaît-il tout de même.

Créé: 14.03.2015, 14h43

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