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Grève des femmes Les élues socialistes et Vertes accaparent la parole

Action symbolique à l'approche du 14 juin, seules les femmes des socialistes et Verts genevois ont pris la parole au Grand Conseil vendredi.

Le Grand Conseil a traité plusieurs sujets en lien avec les droits des femmes pendant cette session.

Le Grand Conseil a traité plusieurs sujets en lien avec les droits des femmes pendant cette session. Image: Keystone

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Une semaine avant la grève des femmes, les élues socialistes et Vertes ont mené une action symbolique au Grand Conseil genevois. Seules les femmes de ces deux partis ont pris la parole pendant la session de jeudi et vendredi.

«Les femmes sont sous-représentées en politique», souligne la députée Verte Isabelle Pasquier. Elles n'occupent qu'un tiers des sièges au Grand Conseil genevois. Selon une estimation des Verts et des socialistes, les femmes prennent moins souvent et plus brièvement la parole.

«Cette sous-représentation est particulièrement flagrante en commission», ajoute Mme Pasquier. L'action menée par les socialistes et les Verts visait à dénoncer l'invisibilité des femmes en politique.

Les deux partis, dont les députations sont quasiment paritaires, auraient voulu rallier les autres groupes à leur initiative. Mais ils n'ont pas suivi. Selon Pierre Vanek, d'Ensemble à Gauche, l'action est très symbolique. Et son groupe n'a pas assez de députées (3 sur 9) pour assurer toutes les prises de parole. Il mise sur un travail en amont pour présenter davantage de candidates aux élections.

«Artificiel»

A droite, la PLR Diane Barbier-Mueller, estime que cette action symbolique a un côté un peu artificiel. «Toute démarche pour faire avancer la cause est bonne, mais il faut agir à plus long terme», ajoute la députée.

Au PDC, Delphine Bachmann souligne que la réflexion est menée à chaque session. «Il y a toujours un moyen de répartir les temps de parole entre femmes et hommes», estime Mme Bachmann. Comme le PLR, le PDC préfère s'inscrire dans la durée et miser sur les compétences. «Mais on doit mettre les femmes élues en avant», souligne Mme Bachmann.

Pas d'égalitarisme

Le MCG s'oppose à toute forme de discrimination, a souligné le député François Baertschi. Le parti est donc également contre la discrimination positive. Le MCG ne veut pas d'égalitarisme, a ajouté M. Baertschi. Le parti compte trois élues sur onze sièges. L'UDC n'en a même pas parlé, selon son chef de groupe Christo Ivanov.

Le Grand Conseil a traité plusieurs sujets en lien avec les droits des femmes pendant cette session. Une motion visant une meilleure reconnaissance dans l'espace public du rôle joué par les femmes dans l'histoire genevoise a ainsi été acceptée vendredi. (ats/nxp)

Créé: 07.06.2019, 16h33

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