Lundi 23 septembre 2019 | Dernière mise à jour 17:07

Loi Les Suisses doivent mettre au rebut 400 000 pointeurs laser

Il est désormais interdit d’utiliser un pointeur dangereux, mais aussi de vendre ou de posséder ces engins aveuglants.

Un pilote d'avion de ligne aveuglé par un pointeur laser, selon la La Federal Aviation Administration.

Un pilote d'avion de ligne aveuglé par un pointeur laser, selon la La Federal Aviation Administration. Image: FAA

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Des pilotes d’avions, d’hélicoptères ou des conducteurs de trains aveuglés par des pointeurs laser font régulièrement l’actualité. Mais cette fois, la vis a été serrée. Avec une nouvelle législation entrée en vigueur le 1er juin, les pointeurs dangereux sont interdits en Suisse. La loi frappe bien sûr leur utilisation. Mais le commerce, la possession, l’importation et le transit sur le territoire de ces engins sont également désormais bannis.

Ces pointeurs peuvent causer «des lésions oculaires et des éblouissements dangereux», rappelle l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) dans son bulletin hebdomadaire de ce lundi. Les plus puissants de ces appareils peuvent occasionner «des lésions photochimiques et des brûlures rétiniennes, susceptibles d’entraîner une baisse de l’acuité visuelle, voire une cécité», note encore l’OFSP.

Un seul type reste autorisé, en intérieur

Concrètement, l’interdiction de ces appareils est l’un des points majeurs de la révision de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la protection contre les dangers liés au rayonnement non ionisant et au son, ou O-LRNIS. Il y est précisé que l’interdiction touche les pointeurs laser des classes 1M, 2, 2M, 3R, 3B et 4.

Seuls les pointeurs de classe 1, au faible rayonnement, restent autorisés. Mais ils ne peuvent désormais être utilisés qu’à l’intérieur, par exemple lors d’une présentation.

Amende maximale salée

Ceux qui possèdent un pointeur jugé dangereux ne peuvent plus l’utiliser. Et une période de transition a été prévue pour s’en débarrasser, en les éliminant avec les déchets électroniques. Ceux qui ont un pointeur de type 2 ont deux ans pour s’en défaire. Et cette période est d’un an pour tous les autres types concernés.

De combien d’appareils parle-t-on? De beaucoup. «On estime à environ 400 000 le nombre de pointeurs qui devront être éliminés d’ici à 2021», nous répond Daniel Dauwalder, porte-parole de l’Office fédéral de la santé publique.

Ceux qui utilisent des pointeurs dangereux comme ceux qui, demain, en conserveraient ou vendraient, pourraient le payer cher. «La sanction maximale est prévue dans la loi fédérale sur la protection contre les dangers liés au rayonnement non ionisant et au son», explique Daniel Dauwalder. «À savoir une amende de 40 000 francs.»

Créé: 04.06.2019, 08h34

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