Lundi 23 septembre 2019 | Dernière mise à jour 06:24

Suisse Les vapoteurs rejettent les zones CFF fumeurs

Les vapoteurs ne veulent pas être condamnés au tabagisme passif, en étant assimilés aux fumeurs dans les zones prévues à cet effet dans les gares.

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Photo d'illustration. Image: Keystone

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Non, vapoter n'est pas fumer. Tel est en substance le message délivré ce lundi par l'association suisse des utilisateurs de vaporisateurs personnels, Helvetic Vape, qui s'insurge dans un communiqué du mélange des genres prévu par les CFF. Ils envisagent en effet que les nouvelles zones fumeurs prévues bientôt dans les gares accueillent également les vapoteurs.

Les produits de vapotage ne sont pas des produits du tabac, techniquement et légalement. Ils seront clairement différenciés dans la future loi sur les produits du tabac, selon la demande formulée par le Parlement en 2016, explique l'association.

A ses yeux, en voulant forcer les vapoteurs à subir le tabagisme passif dans les zones fumeurs, l'Union des transports publics (UTP) les expose à des dangers. Des études ont montré un risque accru de cancer des poumons de 10 à 30% pour l'entourage. De plus, les vapoteurs qui viennent d'arrêter de fumer risquent une rechute.

Pour Helvetic Tape, il ne faut pas faire d'amalgame entre vapotage et tabagisme. Les mesures du vapotage dans des espaces restreints et clos n'ont montré «aucune pollution de l'air ayant un impact sanitaire significatif pour l'entourage». Le vapotage est un moyen efficace pour sortir du tabagisme, selon l'association.

Etude lancée

Il n'existe que très peu d'études évaluant l'efficacité de la vaporette comme aide à l'arrêt du tabac. Même si certains résultats le suggèrent, d'autres recherches sont nécessaires pour le confirmer, relativise pour sa part Unisanté, le Centre universitaire de médecine générale et santé publique à Lausanne.

Unisanté lance dans ce but une étude indépendante de grande envergure, en collaboration avec les Universités de Berne et de Genève. L'étude ESTxENDS, financée par le Fonds national suisse de la recherche scientifique, mesurera l'efficacité, la sécurité d'emploi et la toxicologie du vapotage.

Quelque 1200 personnes sont recherchées pour participer à l'étude. Ces volontaires doivent avoir 18 ans ou plus et fumer au moins cinq cigarettes par jour. Les participants seront suivis individuellement pendant six mois. Les résultats devraient être publiés d'ici deux ans. (ats/nxp)

Créé: 03.06.2019, 11h45

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