Mardi 2 juin 2020 | Dernière mise à jour 23:59

MANIFESTATION Les lesbiennes font du bruit

Une «journée de la visibilité lesbienne» réunit 200 participantes dont une poignée de romandes à Berne depuis le milieu de l’après-midi.

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La journée lesbienne a débuté par un rassemblement suivi par un cortège et des discours, du parc aux ours à la terrasse de la cathédrale. La manifestation n’est pas monocolore: elle réunit théoriquement des femmes lesbiennes, bisexuelles et pansexuelles, genderfluid et trans, mais aussi queers, butches, emmes, tomboys, non-binaires, drag kings, two-spirit…

Bienvenue dans la variété des genres! «Nous existons et nous allons le montrer à Berne», ont anoncé les mouvements romands. Les organisatrices cherchaient des personnes sauvages, bruyantes, effrontées, joyeuses et déterminées: elles ont été moyennement servies.

Pourquoi manifester? «Nous considérons les lesbiennes comme une catégorie politique», expliquent les organisatrices. Être lesbienne est pour les manifestantes «plus qu’une identité, plus qu’une orientation sexuelle». C’est un combat contre le sexisme et la lesbophobie, l’homophobie et la transphobie.

Les lesbiennes affirment disposer de moins de droits, ne pas avoir les mêmes chances, et subir encore et toujours l’exclusion et le dénigrement. «Cela s’applique dans le monde entier, en Suisse, à notre domicile et sur notre place de travail. Une des raisons essentielles à ce problème est l’invisibilité des lesbiennes», précisent-elles.

«Nous exigeons un accès égalitaire à la médecine reproductive et au droit à l’adoption. La lesbophobie intégrée et le manque de reconnaissance sociale des partenariats mène à l’isolation, la dépression et le suicide», plaident les manifestantes. Les lesbiennes n’ont pas non plus droit à une rente de veuve et affirment subir une double discrimination salariale en raison de leur sexe et de leur orientation sexuelle.

Créé: 28.04.2018, 17h36

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