Vendredi 14 décembre 2018 | Dernière mise à jour 12:33

Humour «Maudet à bout d’amis» a eu un écho exceptionnel

Chaque jour, «Le Quotidien Jurassien» offre des titres décalés ou désopilants à ses lecteurs. C'est même devenu une tradition, explique le rédacteur en chef.

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«Libération» est célèbre pour ses titres. Pas besoin d’aller si loin, pourtant, pour trouver un journal qui manie habilement et quotidiennement les jeux de mots: sur sa couverture, «Le Quotidien Jurassien» est expert en la matière. La semaine dernière il a publié un génial «Le ministre Pierre Maudet à bout d’amis» qui a été abondamment remarqué et salué.

«Oui, ce titre a vraiment eu un écho exceptionnel, hors norme. On a reçu beaucoup de réactions et il a bien circulé sur les réseaux sociaux», commente le rédacteur en chef Rémy Chételat. «C’est amusant car son auteur, à l’origine, n’en était pas plus fier que ça. Pourtant il est quasi parfait: il rappelle le voyage de Pierre Maudet à Abu Dhabi. Et donne l’information: le conseiller d’État genevois est lâché par tout le monde.»

Un binôme de journalistes à la manette

Chaque jour ou presque, «Le Quotidien Jurassien» offre une, deux voire trois perles sur sa couverture: titres amusants, décalés, maniant les mots ou les sonorités, second degré. (Voir la galerie ci-dessus) C’est une exception en Suisse romande: les autres quotidiens ne s’autorisent que très rarement ce genre de ton.

Alors, qui «commet» ces titres? «C’est un travail collectif, avec des idées qui peuvent naître durant la journée et qui sont conservées. Mais c’est avant tout l’œuvre de nos deux secrétaires de rédaction qui gèrent le journal en soirée», répond Rémy Chételat. C’est d’ailleurs à ce binôme de journalistes que le journal doit ce qui est devenu une marque de fabrique, selon son rédacteur en chef. «Ils se sont retrouvés tous deux en poste il y a environ deux ans. Depuis, c’est devenu une tradition qui s’est peu à peu imposée», note-t-il.

«Pertinent dans l’impertinence»

«Le Quotidien Jurassien» se distingue, s’amuse et amuse ses lecteurs. «Mais dans un cadre clair», précise Rémy Chételat. «Le titre peut être incitatif mais doit surtout être pertinent dans l’impertinence. Il ne doit jamais être gratuit: on donne une information.» Et le journal ne concocte évidemment pas de titre amusant pour un sujet dramatique.

«Ce cadre posé, je les laisse libre et je les incite à ne pas se brider. Je préfère prendre le risque d’un raté que d’aligner les titres plats comme la Belgique», sourit le rédacteur en chef.

Merci Trump et Kim Jong-un

La Belgique, justement, a offert un autre joli buzz au «Quotidien Jurassien», lorsque la Suisse lui a infligé un gros 5-2 après avoir portant été menée 2-0. Titre du journal? Simplement: «La bonne blague», au-dessus d’une photo montrant Seferovic en train de marquer un but aux Belges… «RMC en a parlé et on voyait notre titre en arrière-fond, sur le plateau, tandis que les commentateurs dissertaient sur l’actualité sportive», explique Rémy Chételat. «Ça nous fait de la publicité.»

Une dernière accroche qui lui tient à cœur? Oui, répond-il, lorsque après des menaces nucléaires, Trump et Kim Jong-un se sont rencontrés, lançant un processus de paix. Et «Le Quotidien Jurassien» de titrer: «Atomes crochus».

(Le Matin)

Créé: 07.12.2018, 07h50

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