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Projet Ils se mettent à 900 pour l'écraser

Le 7 septembre, près d’un millier de Valaisans vont arrêter la clope ensemble, et se soutenir via Facebook.

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«Le tabac, c’est tabou, ils en viendront tous à bout.» Du moins c’est ce qu’espèrent les 900 Valaisans inscrits à la campagne «J’arrête de fumer» lancée par le Cipret Valais. Proposant déjà des séances de coaching en groupes, le Centre de prévention du tabagisme a constaté que les résultats y étaient meilleurs que lorsque l’on essaie seul. D’où l’idée d’une chaîne de solidarité où la pression du groupe, mais aussi le soutien de personnes traversant les mêmes difficultés joueraient un rôle déterminant.

Addiction avouable

«C’est pourquoi nous avons choisi de mener cette campagne via Facebook, explique Roland Savioz, spécialiste des réseaux sociaux et en charge de la partie technique de la campagne. C’est un média impudique, où on se raconte. Et le tabac est une addiction socialement acceptable. Et en annonçant sur ce réseau social leur intention d’arrêter de fumer, les participants ne seront pas seulement soutenus par les autres membres du groupe mais aussi par tout leur entourage.» Concrètement, durant six mois chaque matin la page Facebook de la campagne publiera un conseil à destination des nouveaux abstinents. Ces encouragements, élaborés par l’Université de Genève, sont fixés en fonction des différentes phases par lesquelles passe une personne qui arrête de fumer. «Mais nous essaierons aussi d’être en phase avec les particularités locales, commente Alexandre Dubuis, responsable du Cipret Valais. En proposant par exemple des encouragements à participer à des activités sportives. Ou en mettant en garde contre les manifestations festives propices aux envies de cigarettes, comme l’apéritif du vendredi soir ou la Foire du Valais.»

Des professionnels seront sept jours sur sept disponibles pour prodiguer conseils et encouragements. Et l’idée principale est que la communauté soit un «parrain» permanent. «Sur 900 personnes, il y a presque toujours quelqu’un de connecté, explique Roland Savioz. Une envie de cigarette dure de 1 à 3 minutes. On espère donc que quand un participant sera sur le point de craquer, il trouvera quelqu'un en ligne pour le distraire le temps que la crise passe.»

Les inscriptions sont encore ouvertes jusqu’au 7 septembre, uniquement à l’intention des Valaisans. Et le Cipret estime qu’à l’issue des six mois, si 30 à 50% des candidats ont arrêté, l’objectif sera atteint. (Le Matin)

Créé: 26.08.2015, 13h01

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