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scandale des selfies Geri Müller: «Si on ne me fait plus confiance, je partirai»

Invité sur la télévision alémanique, Geri Müller est revenu sur le scandale des selfies sur lesquels il apparaît nu, à l'origine du «GeriGate».

Le conseiller national des Verts, emporté dans le tourbillon du «GeriGate» suite à des selfies compromettants, s'est expliqué.

Le conseiller national des Verts, emporté dans le tourbillon du «GeriGate» suite à des selfies compromettants, s'est expliqué.

LES VERTS SOUTIENNENT MÜLLER

Réunis en assemblée mardi soir à Rheinfelden (AG), les Verts argoviens ont exprimé leur soutien à Geri Müller, après des débats «très ouverts» sur le sujet.

La question de la confiance n'a pas encore été discutée, a indiqué Jonas Fricker, président des Verts argoviens. Il n'y a pas eu d'abus d'autorité et il n'y a pas de procédure pénale ouverte contre Geri Müller. Il reste donc des photos moralement répréhensibles, mais ce n'est pas une raison pour demander sa démission.

La coprésidente des Verts suisses Regula Rytz est soulagée que Geri Müller se soit expliqué devant la presse, a-t-elle déclaré. Il s'est excusé pour son comportement et ses erreurs. Elle espère que la population accepte ses excuses.

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Le titre de l'émission de la télévision alémanique SRF annonçait la couleur. «Selfies de Geri Müller nu: un acte qui porte à conséquences». Le conseiller national des Verts, emporté dans le tourbillon du «GeriGate» suite à des selfies compromettants envoyés depuis son lieu de travail, s'exprimait sur la situation mardi soir au sein du «Club».

Tentant de dédramatiser le scandale, il a insisté sur le fait que tout le monde a droit à l'erreur, et que ses actes, certes embarrassants, n'étaient pas «illégaux». «C'était une faiblesse. Cela a commencé comme un jeu... et hop, on se retrouve là-dedans» - en d'autres mots dans une relation devenue incontrôlable.

Travail sur lui

Il a affirmé travailler sur lui afin de comprendre comment il a pu se retrouver dans cette situation, avec des échanges qui «n'avaient rien à voir avec le monde réel.»

L'élu a finalement ajouté que s'il avait vraiment perdu la confiance des citoyens, alors démissionnerait de ses fonctions.

Couverture médiatique disproportionnée ?

L'intérêt de publier une telle histoire pour la Schweiz am Sonntag a été débattu sur le plateau, le journal ayant été le premier à rendre l'affaire publique. Fallait-il vraiment en parler?

Le rédacteur en chef de la publication Patrick Müller a défendu ce choix, arguant du fait qu'il s'agissait d'un fonctionnaire public, d'images prises au sein de bâtiments eux aussi publics, et enfin que la police était impliquée.

Le psychanalyste Mario Gmuer, invité au débat, a toutefois soulevé la question de la disproportion de la couverture médiatique: on dirait qu'il s'agit «d'une catastrophe nationale», alors que c'est selon lui tout au plus «une histoire juteuse» qui tombe à pic pour les médias, «à la fin du calme plat de l'été».

Créé: 20.08.2014, 03h50

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