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Suisse Nouvelle plainte à Genève contre Ramadan

La plaignante suisse qui accuse Tariq Ramadan de viol a déposé une plainte pénale pour calomnie à son encontre après la parution du livre de l'islamologue.

Vidéo: archive/photo d'illustration/Keystone

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Une nouvelle plainte a été déposée le 22 novembre à Genève, a indiqué jeudi Robert Assaël, avocat de la plaignante suisse avec Alec Reymond, confirmant une information de la RTS.

Mis en examen en France pour le viol de deux femmes, Tariq Ramadan a passé neuf mois en détention provisoire, avant d'être libéré sous caution en novembre 2018.

Dans son livre «Devoir de vérité», sorti en septembre, l'islamologue affirme que la Suissesse aurait finalement décidé de porter plainte pour viol contre de l'argent.

«Devoir de vérité» porte sur cette affaire, depuis la première plainte pour viol en 2017. Tariq Ramadan, qui dément les accusations, écrit que la plaignante n'aurait initialement pas voulu porter plainte: «Quels motifs l'ont fait soudain changer d'avis?

Dans son entourage proche, on cite le motif premier de l'argent: des individus l'auraient poussée à agir ainsi contre une importante rétribution.»

«Monsieur Ramadan affirme, ni plus ni moins, que ma cliente a été soudoyée pour déposer plainte pénale pour viol et contrainte sexuelle. C'est complètement faux. Il faut mettre des limites à Monsieur Ramadan, c'est indécent», a fait savoir Me Assaël dans un sujet diffusé mercredi au 19h30 de la RTS.

«Lenteur inacceptable»

Et de revenir sur le fait que Tariq Ramadan a saisi le Tribunal fédéral afin que la plaignante et ses avocats gardent le silence: «C'est un comble de demander à une victime, qui ne s'est jamais exprimée d'ailleurs, le silence, alors que d'un autre côté, on publie un livre d'une quelques centaines de pages dans lesquelles on traite les victimes de menteuses.»

La Suissesse accuse l'islamologue d'avoir abusé d'elle en 2008, dans un hôtel à Genève, et de l'avoir séquestrée. Le parquet a ouvert une instruction pour viol et contrainte sexuelle en septembre 2018, mais il n'a pas encore auditionné Tariq Ramadan. «La lenteur de la justice est inacceptable et aggrave les souffrances de notre cliente», relève Me Assaël. (ats/nxp)

Créé: 05.12.2019, 11h34

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