Dimanche 5 juillet 2020 | Dernière mise à jour 18:51

Suisse-France Une nouvelle rame «moderne et récente»

La nouvelle offre comprend huit allers-retours quotidiens Genève-Paris et six pour le trajet Lausanne-Paris.

Il y aura désormais une ligne de moins qui passe par Vallorbe.
Vidéo: Keystone

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Un train à deux étages, plus de 30% de places disponibles, du wifi: la flotte renouvelée du TGV Lyria se veut «moderne et récente». Elle circulera entre les principales villes suisses et Paris dès le 15 décembre. Les trajets ont également été modifiés.

«Les enjeux climatiques vont avoir un impact majeur», a déclaré Fabien Soulet, directeur général de Lyria, lors d'une conférence de presse mardi à Lausanne. Dans une attitude «volontaire», «on doit prendre nos responsabilités et activer les leviers pour accélérer la transition vers la mobilité ferroviaire.»

Fabien Soulet a indiqué que le trafic ferroviaire émet 23% de moins de gaz à effet de serre que l'avion pour un même trajet. «Le choix du train doit être une évidence». Présente lors du point-presse, la géopolitologue Virginie Raisson a précisé que le réchauffement climatique «donne toute son importance au rail et aux TGV».

Compétitivité des prix

Dans son offre Lyria 2020, la compagnie franco-suisse a notamment axé sur la compétitivité des prix des billets par rapport à d'autres moyens de transport. Le directeur général de Lyria a par exemple évoqué un tarif de 57 francs pour un aller simple, disponible jusqu'à quelques jours avant le voyage.

Par ailleurs, la ligne Lausanne-Paris comptera une classe Business 1ère. Ce service a déjà été introduit en 2017 sur les lignes aux départs de Genève, Zurich et Bâle.

Places supplémentaires

Pour accueillir une hausse tendancielle de la fréquentation - une croissance attendue de la mobilité de 25% entre la Suisse et la France selon l'EPFL -, 4500 places supplémentaires seront disponibles quotidiennement. Cela correspond à quinze rames rénovées à l'intérieur et à l'extérieur, avec une augmentation de 360 à 507 places par rame. Les coûts se sont élevés à plus d'un demi-milliard de francs.

Au niveau des horaires, les TGV circuleront à des cadences régulières tous les jours, avec un départ et une arrivée toujours à la même minute. Par exemple, pour aller de Genève à Paris, il y aura un train toutes les deux heures entre 6h29 et 20h29.

La nouvelle offre Lyria comprend ainsi huit allers-retours quotidiens Genève-Paris et six pour le trajet Lausanne-Paris. Parmi ces six trajets, trois passeront par Vallorbe et trois par Genève.

Liaison de Vallorbe «pérenne»

Il y aura désormais une liaison de moins qui passe par Vallorbe. Cette décision avait provoqué une levée de boucliers, notamment de la part du Conseil d'Etat vaudois. A la suite d'une table ronde entre Berne, le canton de Vaud et Lyria, une convention a été signée en septembre pour étudier le marché et réfléchir à un éventuel retour de la quatrième liaison passant par Vallorbe. Armin Weber, président de Lyria, s'est félicité mardi de cette collaboration réussie.

L'itinéraire passant par Vallorbe est «pérenne», a assuré quant à lui Fabien Soulet lors du point-presse. «Il n'y a pas de Lyria sans passer par le Jura». Il a précisé que la nouvelle offre, avec trois trains à double étage plutôt que quatre trains à un seul étage, permet tout de même des capacités plus élevées.

Quant à la suppression de la liaison Berne-Paris, Fabien Soulet a indiqué qu'elle ne pouvait plus être opérée à cause de difficultés techniques d'insertion de cette liaison dans le trafic global. Il a ajouté que la majeure partie des passagers bernois transitaient déjà via Bâle.

Collaboration franco-suisse

Lors d'une cérémonie officielle après la conférence de presse, Nuria Gorrite, la présidente du Conseil d'Etat vaudois, a salué le projet Lyria 2020 qui «rassemble les peuples et garantit une prospérité économique». Elle a toutefois précisé que la tâche n'était pas terminée. «Nous allons travailler au développement de l'axe ferroviaire via le Jura.»

Philippe Cerf, premier conseiller à l'ambassade de France à Berne, s'est, lui, réjoui que les connexions entre la Suisse et la France résultent de «la volonté de tous les acteurs économiques, touristiques et politiques». A l'instar des autres intervenants présents, il a insisté sur l'importance de la mobilité durable. (ats/nxp)

Créé: 05.11.2019, 14h41

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