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Assurance-invalidité Nouvelles directives pour les expertises psychiatriques de l'AI

Les expertises psychiatriques pour le compte de l'AI sont d'une qualité insuffisante et trop différentes d'une région à l'autre. Tel est le constat d'une étude mandatée par l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS).

Les questions touchant la part d'activité que l'assuré peut assumer de façon autonome ou la perception qu'il a de sa maladie ne sont souvent pas traitées.

Les questions touchant la part d'activité que l'assuré peut assumer de façon autonome ou la perception qu'il a de sa maladie ne sont souvent pas traitées. Image: Keystone

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Les médecins chargés d'évaluer des personnes souffrant de troubles psychiques pour le compte de l'AI se heurtent à une difficulté particulière: la qualité des examens cliniques en psychiatrie dépend fortement de la motivation et de la collaboration des personnes à expertiser, rappelle l'OFAS jeudi dans un communiqué.

Pas d'instruments objectifs

La psychiatrie ne peut en effet guère s'appuyer sur des résultats aussi objectifs que, par exemple, un scanner en traumatologie. Il est notamment difficile d'évaluer la capacité fonctionnelle d'une personne souffrant de troubles psychiques. Or celle-ci joue un rôle clé dans l'AI, puisque la capacité de gain des assurés en dépend.

Réalisée par l'Université de Bâle, une évaluation de la qualité des expertises psychiatriques rédigées en 2008 et 2009 pour l'AI a mis en évidence une qualité formelle insuffisante et des différences d'une région à l'autre de la Suisse.

Les questions touchant la part d'activité que l'assuré peut assumer de façon autonome ou la perception qu'il a de sa maladie ne sont souvent pas traitées. Les expertises pluridisciplinaires ne tiennent pas non plus toujours suffisamment compte des expertises partielles.

Pour remédier à ces lacunes, un groupe de travail a élaboré des nouvelles directives. Celles-ci répondent aux besoins de l'AI et des médecins en améliorant la reproductibilité, la qualité et la transparence des expertises.

Elles entrent désormais en vigueur avec le soutien des organisations professionnelles des médecins. La qualité des expertises réalisées sera à nouveau évaluée afin d'en mesurer concrètement les progrès.

(ats/nxp)

Créé: 07.06.2012, 12h14

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