Mercredi 22 mai 2019 | Dernière mise à jour 08:48

Collatéral Paras suisses privés de sauts par les douanes françaises

Les aviateurs helvétiques ne peuvent plus se poser directement à Montbéliard (F). Une décision qui menace un événement organisé avec un DC-3 historique.

En 2018, «Le Matin» sautait de ce DC-3 Dakota C-47 d'époque à Montbéliard (F) dans le cadre d'un événement organisé par l'école de parachutisme Swissboogie. Pour 2019, l’événement est compromis.

En 2018, «Le Matin» sautait de ce DC-3 Dakota C-47 d'époque à Montbéliard (F) dans le cadre d'un événement organisé par l'école de parachutisme Swissboogie. Pour 2019, l’événement est compromis.

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Sauter d'un DC-3 Dakota, pour un parachutiste, c'est un événement! Ils étaient nombreux à profiter au printemps dernier de l'occasion offerte par l'école de parachutisme Swissboogie, basée à Bienne/Kappelen (BE). L'opération doit se répéter cette année, avec des sauts en tandem, mais les douanes françaises l'entendent autrement.

«Votre préavis est refusé pour l'aéroport de Montbéliard», s'est vu répondre mardi dernier le fondateur de Swissboogie, Henri Schürch, pour un vol sans marchandises qui devait se dérouler le lendemain. Motif invoqué par le Centre opérationnel douanier terrestre: la Suisse n'est pas dans l'Union européenne!

Points de passage

L'arrêt définissant le franchissement des frontières par les personnes et les marchandises sur les aérodromes date du 4 octobre 2017. Il a été complété le 25 juillet 2018 par la liste des points de passages où figurent Dôle et Bâle/Mulhouse.

«Cette nouvelle réglementation est purement politique» , soupire le parachutiste Henri Schürch, fondateur de Swissboogie. Le problème qui se pose à lui avec un passage obligé à Dôle, c'est l'impossibilité de larguer des parachutistes en Pilatus pour les faire embarquer dans un DC-3, sur le même aéroport.

Treize minutes

Pourquoi ne pas transporter les parachutistes en bus à Montbéliard? «Parce que le trajet dure trois heures, contre 13 minutes en avion, ce qui plombe le dynamisme de notre événement transfrontalier», peste Henri Schürch.

«L'opération de 2018 avait été acceptée car elle avait été organisée avant la publication de la liste du texte communautaire du 25 juillet 2018, reprenant les aérodromes autorisés», explique au «Matin» le centre douanier basé à Metz.

Débarquement salué

Une exception sera-t-elle accordée une école de parachutisme, dont le débarquement franco-suisse est salué par les partenaires français de Swissboogie?

Cet espoir est entretenu à Kappelen par Henri Schürch, un parachutiste qui en a vu d'autres, mais aussi à Montbéliard: au-delà des amitié tissées, l'aérodrome français vend du pétrole, perçoit des taxes et récolte une notoriété au passage des avions suisses. (Le Matin)

Créé: 07.03.2019, 17h43

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