Dimanche 22 juillet 2018 | Dernière mise à jour 02:15

Sécurité Parmelin veut jouer la transparence sur l'armée

Le Vaudois a présenté vendredi le premier de ses rapports annuels sur les grands projets du département de la défense.

Le ministre Guy Parmelin devant la presse ce 28 avril.

Le ministre Guy Parmelin devant la presse ce 28 avril. Image: Keystone

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Guy Parmelin veut jouer la transparence. Le ministre de la défense a présenté vendredi le premier de ses rapports annuels sur les grands projets du département. Les risques qui y sont liés sont énumérés, notamment ceux liés au personnel.

Pas moins de 900 projets sont menés de front. Le rapport en a sélectionné 27 parmi les plus importants en termes politiques, de coûts et de complexité. Des interdépendances existent entre eux.

La plupart concernent la défense, comme la réforme de l'armée dès 2018 ou l'acquisition de nouveaux avions de combat et celle d'un nouveau système de défense sol-air (projet pour l'instant gelé au grand dam de certains parlementaires).

Assurer le suivi

Le but de l'opération est de pouvoir suivre l'évolution des projets année après année. L'Allemagne, le Royaume-Uni et la Norvège fonctionnent déjà de la sorte. Guy Parmelin a pris il y a un an la décision de suivre cet exemple et les conclusions de l'enquête administrative sur le projet de défense sol-air l'ont conforté.

Les menaces sont devenues plus opaques et il est plus difficile de faire des prévisions. Il n'en reste pas moins qu'il faut continuer à se préparer aujourd'hui pour ce qui pourrait arriver demain, a souligné le conseiller fédéral.

«Il est impossible de garantir que tout se passera comme prévu, mais je peux garantir que j'informerai de manière transparente.» Le suivi permettra de détecter assez tôt s'il y a un problème.

Un milliard par programme

À partir de 2020 au plus tard, cinq milliards de francs seront prévus chaque année pour l'armée. Trois milliards seront affectés à l'exploitation et deux milliards aux investissements. Comme ces derniers sont aussi destinés aux crédits pour l'équipement et le matériel à renouveler, aux munitions et aux préparatifs d'achat, il restera à peine un milliard par an pour les programmes d'armement.

Or ce ne sont pas les besoins qui manquent, a noté le ministre de la défense. D'ici à 2030, de nombreux systèmes arriveront au terme de leur durée d'utilisation prévue, à commencer par les jets FA-18 et F-5, l'obusier blindé M109 ou le char de combat Léopard II. S'ajoutent les projets concernant les systèmes d'information et de communication, les centres de calcul, l'exploration radio ou la surveillance de l'espace aérien.

Le nouvel avion de combat figurera parmi les projets d'acquisition d'ici à 2025, en coordination avec la défense sol-air. Etant donné les coûts de ces deux systèmes (non précisés dans le rapport), il ne sera vraisemblablement pas possible de remplacer tous les systèmes avant la fin de la décennie 2020.

Manque de personnel

Pour presque tous les projets, un défi majeur réside dans la possibilité de trouver suffisamment de personnel qualifié. On ne peut pas chiffrer le nombre de postes qui manquent, selon Guy Parmelin.

Il faut à tout prix éviter de démarrer un projet sans être sûr que tout se passera bien ou qu'une suspension pose des problèmes pour d'autres projets. Des priorités seront fixées et les ressources devront être planifiées au mieux. Par exemple, en déplaçant des postes d'un projet à l'autre au fil du temps.

Le risque de manque de personnel est évoqué pour la réforme de l'armée, la mise en place d'un service de police aérienne 24 heures sur 24, l'utilisation de drones de reconnaissance, les systèmes de communication ainsi que de gestion et de logistique ou les géodonnées.

Autres risques

Concernant le projet de défense sol-air, le rapport rappelle que la suite des opérations reposera sur l'expertise en cours. Il faut s'attendre à des retards et la clôture du projet reste ouverte tout comme les besoins financiers. Une intensification de la communication est prévue concernant la réforme de l'armée afin d'éviter qu'elle ne passe mal auprès de la population.

Les délais prévus (2023) et moyens prévus (900 millions) ne suffiront pas pour le projet Centre de calcul 2020. Des problèmes de sécurité non résolus risquent en outre d'entraîner l'interruption ou l'abandon du projet. Le rapport note toutefois que des optimisations ont lieu sans cesse et des nouvelles priorités sont posées. «Nous sommes sur la bonne voie.»

Des retards pourraient aussi frapper le réseau de conduite, le système militaire de guidage d'approche des avions, le système d'exploration tactique et le réseau radio Polycom. (ats/nxp)

Créé: 28.04.2017, 13h34

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