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Pétition Pipi amendé à Genève: ils veulent des explications

Un nouveau mouvement de défense de propriétaires de chiens monte au créneau, suite à l’amende de 350 fr., infligée à une Genevoise pour quelques gouttes lâchées par son caniche.

La pétition lancée par Manuel Alonso Unica, ici avec sa chienne «Mora», a déjà été signée par quelques centaines de Genevois.

La pétition lancée par Manuel Alonso Unica, ici avec sa chienne «Mora», a déjà été signée par quelques centaines de Genevois. Image: Maxime Schmid

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L'amende salée infligée à une septuagénaire pour un pipi de chien n’en finit pas de faire des vagues, à Genève. Après les articles publiés dans «Le Matin», une pétition adressée au Grand Conseil vient d’être lancée. Elle dénonce l’absurdité de la mesure et réclame un éclaircissement de la législation en la matière. «On ne peut pas continuer à vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête», fulmine Manuel Alonso Unica, à l’origine de cette montée au créneau. «De nombreuses personnes m’ont confié qu’elles craignaient désormais de sortir leur chien, sachant qu’à tout moment elles risquaient d’être amendées si leur animal urinait.»

Et c’est bel et bien le cas. Car, selon la loi tout détenteur est tenu d’empêcher son animal de souiller le domaine public, et, le cas échéant, de ramasser ses déjections. Mais qu’entend-on par déjections? Telle est la grande question: «Nous voulons que le Parlement nous éclaircisse à ce sujet pour éviter que des agents ne fassent leur propre interprétation. Est-ce que, dans l’esprit de la loi, on ne veut pas parler d’excréments? Ou le terme englobe-t-il également l’urine?» s’interroge Manuel Alonso Unica, qui, dans la foulée, a créé le «Mouvement de défense des propriétaires de chiens de Genève» (MDPCG).

Un groupement multipolitique

Un groupement qui, dit-il, ne doit pas être apolitique, mais «multipolitique». «Les chiens jouent un rôle important dans la société. Ils peuvent pallier bien des services publics plus chers, notamment concernant les personnes âgées, ou seules. Il faut arrêter d’en faire des boucs émissaires», assène le Genevois, lui-même propriétaire d’une jeune staffie de 10 mois, «Mora».

Bref! Au cas où le Parlement confirmerait qu’on peut amender un toutou pour quelques gouttes d’urine, le MDPCG poursuivra son combat, auprès des communes chargées d’appliquer la loi pour savoir ce qu’elles entendent faire… «Elles sont tenues de mettre à disposition les moyens nécessaires au ramassage des déjections. Alors quid pour le pipi? Car on ne peut pas empêcher un animal d’uriner, c’est un besoin naturel.»

Et d’ajouter: «Il est totalement justifié d’amender ceux qui ne ramassent pas les crottes. Mais nous refusons que les propriétaires de chiens, qui paient déjà suffisamment de taxes, ne servent de prétexte pour remplir les caisses.»

Créé: 28.12.2016, 06h47

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