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Préférence indigène Le PLR et le PS veulent faire payer les entreprises

Les entreprises qui rejettent sous des prétextes fallacieux des candidats suisses qualifiés pourraient passer à la caisse.

Les conseillers aux Etats PLR Andrea Caroni et Philipp Müller vont agir au sein de la commission des institutions politiques.

Les conseillers aux Etats PLR Andrea Caroni et Philipp Müller vont agir au sein de la commission des institutions politiques. Image: Keystone

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La préférence indigène light proposée par le Conseil fédéral pour sortir de la crise provoquée par l'initiative «Contre l’immigration de masse» inspire les partis politiques. Après l'UDC jeudi, c'est au tour du PLR de se faire entendre, explique le Blick dans son édition du 28 octobre 2016.

«Nous allons soumettre un concept qui, outre le devoir d'annonce de places libres pour les employeurs proposé par le Conseil national, prévoit un entretien obligatoire pour les candidats suisses qualifiés», déclare le conseiller aux Etats Philipp Müller (AG/PLR).

Le Conseil des Etats en veut plus

Si une entreprise rejette un candidat, elle devra le justifier. Et celles qui ne remplissent pas leurs obligations «devront être sanctionnées», ajoute l'ex-président du parti.

Son collègue appenzellois Andrea Caroni veut être encore plus strict. «Nous devons empêcher qu'un employeur n'invite un candidat à un entretien uniquement pour remplir ses obligations et ensuite le rejeter avec de faux arguments.».

Amendes salées

Rien de mieux donc que de les frapper au portemonnaie. «Des amendes doivent être possibles contre ce genre de formules creuses. Nous forcerons les entreprises à s'entretenir sérieusement avec les candidats pour leur donner une chance.»

Andrea Caroni, également membre de la commission des institutions politiques comme Philipp Müller, n'évoque aucun montant mais le projet du National parle de pénalités pouvant aller jusqu'à 40'000 francs en cas d'infraction au devoir d'annonce. Un chiffre qui pourrait servir de base au Conseil des Etats.

Avec le soutien du PS

Les projets du PLR pourraient paradoxalement être soutenus par les socialistes. «Nous voulons appliquer la préférence indigène aussi loin que possible dans le cadre des accords bilatéraux. Nous voulons aller jusqu'aux limites», a promis le conseiller aux Etats Hans Stöckli (BE/PS).

Et pour assurer le succès de la proposition du PLR au sein de la commission des institutions politiques la semaine prochaine, le PS compte sur le Saint-Gallois Paul Rechsteiner. Le président de l'Union Syndicale Suisse (USS) remplacera Pascale Bruderer (AG/PS) à la commission.

Une alliance «contre nature» entre le PLR et le PS se dessine donc pour une préférence indigène light mais musclée. Assez peut-être pour que la commission soutienne le projet. «J'espère que le PDC sera de notre côté», ajoute Philipp Müller.

Créé: 28.10.2016, 09h14

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