Lundi 16 septembre 2019 | Dernière mise à jour 10:48

Suisse La police bernoise garde sa munition controversée

Les autorités bernoises se sont prononcées pour le maintien de l'utilisation des lance-grenades GL06 par la police cantonale.

(Image d'illustration) La police cantonale bernoise n'utilise le lance-grenade en question qu'à l'encontre d'individus ciblés.

(Image d'illustration) La police cantonale bernoise n'utilise le lance-grenade en question qu'à l'encontre d'individus ciblés. Image: Keystone

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La police cantonale bernoise pourra continuer à utiliser des lanceurs de balles en caoutchouc lors de manifestations violentes ou en marge de rencontres sportives. Le Grand Conseil a refusé mercredi par 104 voix contre 30 de mettre un terme à un essai pilote.

Affront au travail policier

Dans sa motion, la députée de La Gauche Christa Ammann relevait que la munition utilisée par les lance-grenades GL06 provoquait de graves blessures . Avec l'appui du Parti socialiste et des Verts, elle demandait que ce type d'arme ne soit plus utilisé lors de grands rassemblements.

Pour la motionnaire, il n'est pas raisonnable que le canton de Berne assume le risque de causer des blessures graves. Mais la majorité bourgeoise du Grand Conseil a suivi le Conseil-exécutif qui recommandait le rejet de la motion.

Plusieurs députés ont qualifié cette motion d'affront à l'égard du travail accompli par la police. L'exécutif estime lui que «selon les expériences réalisées à ce jour, il n'y a pas lieu de douter de l'opportunité de ce moyen d'engagement, ni d'interrompre l'essai pilote».

Ce fusil lanceur de balles en caoutchouc de 40 mm a été employé la première fois en juillet et en août 2018 dans le cadre de matchs de football puis lors d'une intervention en septembre de la même année à la Schützenmatte, près du centre autonome de la Reitschule.

Arme utilisée en France

Ce lanceur de balles suscite également la controverse en France où des policiers l'ont utilisé lors de rassemblements de «gilets jaunes». Le Conseil-exécutif bernois souligne que l'emploi de cette arme en France est soumis à d'autres conditions que celles en vigueur dans le canton de Berne.

La police cantonale bernoise n'utilise cette arme qu'à l'encontre d'individus ciblés, notamment lorsqu'elle est la cible de pointeurs laser. «Un coup ne sera jamais tiré dans la foule», assure le gouvernement bernois dans sa réponse écrite à la motion. (ats/nxp)

Créé: 12.06.2019, 16h46

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