Lundi 16 décembre 2019 | Dernière mise à jour 08:35

Bienne Un popiste veut mettre toute la ville à 30 km/h

L'ambition de Peter Heiniger, en réduisant la vitesse, c'est de limiter les nuisances pour améliorer la qualité de vie.

Peter Heiniger: «Une circulation qui n'est limitée qu'à 50 km/h devant la gare, c'est incompréhensible».

Peter Heiniger: «Une circulation qui n'est limitée qu'à 50 km/h devant la gare, c'est incompréhensible». Image: DR

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Mettre toute la ville à 30 km/h, c'est l'idée à Bienne du popiste Peter Heiniger. Après avoir pourchassé les chauffards, ce conseiller de ville veut ralentir le flux global pour réduire le bruit, améliorer la sécurité et limiter la pollution due à l'abrasion des pneus.

«Une circulation qui n'est limitée qu'à 50 km/h devant la gare, c'est incompréhensible», s'énerve Peter Heiniger. Mais pour ce politicien, aucun quartier ne doit échapper à la règle, même en périphérie.

Moindres frais

«Faire passer la limitation générale de 50 à 30 km/h, c'est une mesure facile à introduire à moindres frais: il suffit de changer les panneaux de signalisation à l'entrée de la ville», justifie ce popiste qui a passé le permis, mais ne possède pas de voiture.

«Cette limitation permet de réduire la distance de freinage quasiment de moitié», estime Peter Heiniger. La preuve dimanche devant ses yeux, avec un piéton évité de justesse sur un passage jaune, place de la Gare.

3,6 accidents

«Si Amsterdam et Copenhague l'ont fait, Bienne doit pouvoir y parvenir», soutien Peter Heiniger, dans une ville de 55 000 habitants.

Les chiffres cités dans sa motion sont officiels: en 2018, il y a eu 3,6 accidents pour 1000 habitants «avec dommages corporels» à Bienne (50 km/h), mais seulement 1,7 à Köniz, dont la traversée est limitée à 30 km/h.

Dans les quartiers où la vitesse est déjà limitée à 30 km/h, Peter Heiniger préconise d'en faire des zones de rencontre. «A Berne, les rues de quartier qui n’ont pas de fonction de raccordement deviennent des zones de rencontre limitées à 20 km/h», a-t-il expliqué au «Bieler Tagblatt».

Perte minime

«Pour les automobilistes, une telle réduction de la vitesse n’a pour conséquence qu’une perte de temps minime et acceptable»: ce n'est Peter Heiniger qui le dit, mais le Tribunal fédéral, dans un récent jugement concernant une rue de Bâle.

Le TCS soutient la réduction de la vitesse dans les quartiers, mais s’oppose aux mesures qui ralentiraient le transit. Réplique de Peter Heiniger: «La traversée de Bienne s'effectue déjà au pas, sauf de nuit, quand les chauffards font la course».

«Je ne suis pas anti-voiture à 100%, mais dans la cité, je milite pour une utilisation raisonnable: il faut accorder la priorité aux piétons et aux cyclistes», insiste le popiste. Ceux qui doutent de l'efficacité de sa mesure soulignent qu'elle ne vaut rien sans la pose de radars.

Créé: 14.08.2019, 08h46

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