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Conflit La porcherie de la honte

Les défenseurs des animaux ont conduit la police dans une étable sans fenêtre. L’exploitant accusé de maltraitance crie au complot et se dit prêt à porter plainte.

Vidéo: DR

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Une porcherie dépourvue de fenêtre, c’est le «camp de la mort» dénoncé par l’association neuchâteloise Animus Cause Animale. Son fondateur, Fabrice Monnet, a posté sur YouTube deux vidéos tournées mardi dernier dans une étable interdite d’accès à Corgémont (BE): «Les porcs sont entassés dans le noir! Cette porcherie est insalubre», dénonce ce militant de la cause animale.

«Ceux qui y ont pénétré ont pris le risque d’y introduire des maladies», réplique l’exploitant d’une porcherie qui absorbe le petit-lait d’une fromagerie spécialisée dans la tête de moine pour laquelle il travaille également.

Mais s’il la dépose, sa plainte en préparation ne visera pas les deux policiers bernois qui sont intervenus mercredi.

«Les cochons morts n’étaient pas évacués immédiatement, c’est très grave», dénonce Ernest Schweizer, inspecteur de la SPA. Son collègue Eric Balmer s’est rendu sur place sans pouvoir pénétrer dans la porcherie. «J’y retournerai avec le vétérinaire cantonal, Benjamin Hofstetter», dit-il.

La police avertie

Les deux policiers de Péry (BE) ont pris des photos et mesuré les dimensions. La porcherie de la fromagerie est-elle honteuse? Fabrice Monnet l’affirme sur YouTube, sans la nommer: «Les cochons malades ne reçoivent pas de soins.» Dans une vidéo de «Babe» le cochon suisse», Fabrice Monnet affirme que 300 cochons n’ont droit qu’à quatre fois 30 minutes de lumière artificielle, pendant la distribution de petit-lait.

«Le cochon s’est fait manger la queue. Il est paralysé», affirme un texte en sur­impression, qui mentionne aussi un sol de «caillebotis en béton», une «invasion de souris» et l’absence de bac de désinfection.

«Vous ne rêvez pas, nous sommes en 2014», a écrit Fabrice Monnet à l’intention des internautes. Réplique de l’exploitant, Roger Schwab: «Toutes les normes de 2014 sont respectées et je subis sans problème deux contrôles sanitaires chaque année!» Pour Roger Schwab, la critique relève du complot. La nuit noire? «Faux! La lumière s’allume le matin et s’éteint le soir.»

Les animaux morts? «Une crise cardiaque, ça arrive. Un porc avait une patte cassée et avec le boucher nous avons dû l’abattre», dit-il en invoquant une surcharge de travail.

Le gérant indique que la porcherie, louée à un paysan, sera fermée dans huit mois, pour être adaptée aux normes qui entreront en vigueur en 2018. Les cochons seront moins nombreux à être engraissés en buvant du petit-lait.

L’inspecteur Ernest Schweizer est dubitatif. «L’autorité compétente décidera des mesures à prendre.» Sa critique s’adresse aux autorités locales: «Tout le monde sait, mais personne n’agit.» Le vétérinaire cantonal sera l’arbitre du conflit.

Créé: 26.12.2014, 13h24


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