Vendredi 18 octobre 2019 | Dernière mise à jour 01:50

Bienne La présence de césium 137 dans le lac n'a rien d'anormal

La présence de césium 137 dans les sédiments du lac de Bienne n'a rien d'anormal, selon l'Inspection fédérale de la sûreté nucléaire (IFSN). On en trouve dans tous les lacs suisses.

Le lac de Bienne.

Le lac de Bienne. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Selon l'Inspection fédérale de la sûreté nucléaire, on trouve du césium 137 dans tous les lacs suisses provenant de différentes sources, centrales nucléaires, recherche, médecine et industrie, mais aussi de l'étranger par la voie des airs.

En outre, les taux relevés pour l'an 2000 - 41 Becquerel (Bq) par kilo - ne présentent pas de danger, poursuit l'IFSN dans une prise de position publiée lundi suite aux révélations de la presse dominicale. De tels pics de Césium 137 avaient déjà été relevés par le passé dans les sédiments du lac de Bienne en 1963, 1976 et 1986 et ils sont dûment documentés.

Le pic de 1963 par exemple, donc avant la mise en service de la centrale bernoise en 1971, est dû aux retombées atmosphériques d'essais nucléaires; il a atteint une activité de 120 Bq par kilo. La valeur la plus élevée - 160 Bq par kilo - a été mesurée en 1986 après la catastrophe de Tchernobyl.

Les dépôts de l'an 2000 correspondent selon l'IFSN à une légère hausse des émissions de Césium de la centrale de Mühleberg constatée en 1998 et 1999. Ces rejets sont documentés dans les rapports annuels , souligne l'IFSN. Les valeurs limites n'ont pas été dépassées.

Aussi dans d'autres lacs

L'IFSN souligne encore que les chercheurs genevois qui ont fait cette découverte se sont également penchés sur les lacs de Brienz et de Thoune (BE), situés en amont de la centrale. Tous les deux contenaient des traces de Césium 137, et celui de Brienz même des taux plus élevés que le lac de Bienne à la fin des années 1990. Au Tessin, des taux encore plus élevés sont monnaie courante, selon l'IFSN.

Dans son communiqué, celui-ci souligne qu'avaler un kilo du sédiment en question ne présenterait aucun danger pour la santé. Et comme le Césium y est fixé, il ne contamine pas l'eau potable.

La présence de cet isotope radioactif artificiel dans le lac de Bienne a été mise en lumière par une étude de scientifiques de l'Université de Genève relayée par «Le Matin Dimanche» et la «SonntagsZeitung». La nouvelle a fait grand bruit, jusque dans la presse internationale, italienne notamment. (ats/nxp)

Créé: 15.07.2013, 19h09


Sondage

Elections fédérales: allez-vous voter?



Paid Post

CallDoc, assuré malin et flexible
Bénéficiez de consultations médicales 24h/24, 7j/7 et faites des économies! Profitez du rabais de prime sur l’assurance-maladie de base. Demandez une offre maintenant.

Paid Post

CallDoc, assuré malin et flexible
Bénéficiez de consultations médicales 24h/24, 7j/7 et faites des économies! Profitez du rabais de prime sur l’assurance-maladie de base. Demandez une offre maintenant.

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.