Samedi 25 janvier 2020 | Dernière mise à jour 09:43

Suisse Les prisons veulent se protéger contre les drones

Les drones servent déjà à passer des téléphones portables aux détenus. Et bientôt peut-être des armes. Les prisons réagissent et investissent.

Les drones sont dans le viseur des prisons en Suisse.

Les drones sont dans le viseur des prisons en Suisse. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Les drones ont de multiples utilisations et certains n'hésitent pas à s'en servir pour faire passer des objets à des détenus. Les prisons entendent tout faire pour les dissuader.

«Le centre de détention de Pöschwies a déjà connu deux tentatives», a déclaré Rebecca de Silva, porte-parole de l'office zurichois d'exécution des peines. Le centre va donc mettre sur pied un système de détection, comme l'a appris 20 Minuten.

Abattre les drones

L'objectif est de découvrir rapidement ces drones pour ensuite les abattre le cas échéant, a souligné la porte-parole. La détection pourrait se faire par radar, signal GPS ou encore en scannant des fréquences.

Les centres d'arrêt à Menzingen (ZG) et à Lenzburg (AG) étudient également des systèmes comparables. La maison correctionnelle zougoise a enregistré un premier cas voici deux ans, lorsqu'un inconnu a réussi à faire passer un téléphone portable à un détenu.

Rien de tel encore à Lenzburg mais la prison va choisir en septembre un système de défense contre les drones. L'installation est prévue dans les six mois, a précisé Marcel Ruf, directeur du pénitencier.

A Soleure, on étudie la possibilité d'installer un filet sur les espaces de promenade ou encore de surveillance des environs ainsi que des fouilles régulières de la zone avec des chiens, a déclaré Thomas Fritschi, le directeur de l'office soleurois.

La crainte des armes à feu

Pour Marcel Ruf, la solution du filet n'est applicable que pour les petits établissements car il est impossible de recouvrir ainsi plusieurs milliers de mètres carrés. «A Lenzburg, cela nous coûterait 3,8 millions de francs, contre 150'000 francs pour un détecteur.» Et les associations de défense des animaux s'y opposeraient en raison du risque pour les oiseaux.

Le directeur craint surtout le jour où des armes à feu et des munitions seront transmises de cette façon. «Cela s'est déjà vu en France entre autres.» Il rappelle que certains modèles de pistolet ne pèsent qu'entre 570 et 780 grammes. «Bien sûr, un petit drone à 200 francs ne suffit pas mais il suffit d'investir un peu plus pour trouver des modèles appropriés.»

Créé: 30.08.2016, 09h03

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.