Mardi 12 novembre 2019 | Dernière mise à jour 23:54

Justice Procédure pénale ouverte contre l'UDC Bruno Zuppiger

Le Ministère public zurichois a ouvert une procédure pénale à l'encontre de l'ex-candidat UDC au Conseil fédéral Bruno Zuppiger.

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Le Ministère public zurichois a ouvert une procédure pénale pour détournement et gestion déloyale à l’encontre de Bruno Zuppiger. Rien n’avait pu être entrepris contre le conseiller national UDC avant la fin de la session d’hiver des chambres fédérales. Pour sa part.

Après le 23 décembre, le Ministère public a examiné les reproches formulés à l’encontre de Bruno Zuppiger sur la base du dossier judiciaire. Dans la foulée, il a ouvert une procédure pénale, a-t-il communiqué vendredi.

Pour sa part, M. Zuppiger n’entend pas démissionner. L’information a été communiquée vendredi soir par l’UDC du canton de Zurich. Bruno Zuppiger part du principe que la présomption d’innocence vaut pour lui comme pour tout autre citoyen, peut-on lire dans le communiqué. Comme il l’a toujours affirmé, il estime qu’il n’a rien à se reprocher sur le plan pénal. Il reste ainsi convaincu que l’enquête arrivera à la même conclusion.

L’UDC zurichoise aurait salué la démission de Bruno Zuppiger, comme le souligne le président cantonal Alfred Heer dans le communiqué. Cela aurait mis fin à «des discussions politiques désagréables» tant pour le conseiller national que son parti, et cela indépendamment du résultat de l’enquête pénale.

Caspar Baader pas surpris

La direction de l’UDC, de son côté, a pris connaissance des nouveaux développements dans l’affaire Zuppiger dans le cadre de sa retraite de Horn, dans la campagne thurgovienne. Interrogé par l’ats, le chef du groupe parlementaire Caspar Baader ne s’est montré nullement surpris par l’ouverture de la procédure pénale. «Il fallait compter avec».

Durant la procédure, c’est la présomption d’innocence qui prévaut, a rappelé Caspar Baader. Rien ne change pour lui. Il appartient au prévenu ou éventuellement au parti cantonal zurichois de se déterminer sur la position à adopter dans cette affaire. «Le groupe parlementaire n’a rien à décider dans le cas présent», a expliqué Caspar Baader.

Si le conseiller national Zuppiger devait finalement être condamné, il est clair que la situation se présenterait différemment.

Candidat au Conseil fédéral

Bruno Zuppiger a compté un moment comme le plus sûr espoir de l’UDC pour décrocher un deuxième siège au Conseil fédéral. Mais une semaine avant le renouvellement général du 14 décembre, la «Weltwoche» l’avait accusé de détournement de fonds alors qu’il agissait comme exécuteur testamentaire d’une employée décédée.

Au lieu de reverser les 265’000 francs légués par la défunte à deux organisations d’utilité publique, le politicien aurait gardé la somme. Bruno Zuppiger n’a finalement reversé l’argent et des intérêts que plusieurs années plus tard aux associations bénéficiaires, suite à une intervention de ces dernières.

Erreurs admises

Bruno Zuppiger ne conteste pas les reproches. Il reconnaît avoir commis des erreurs. Comme il était souvent absent de son entreprise à cause de la politique, ce sont ses collaborateurs qui s’occupaient de l’héritage, a-t-il expliqué pour sa défense.

Le conseiller national UDC a néanmoins toujours rappelé qu’il n’y avait aucune volonté de s’enrichir. L’affaire a d’ailleurs été réglée sans intervention de la justice.

Malgré cela, Bruno Zuppiger a démissionné avec effet immédiat de la présidence de l’Union suisse des arts et métiers (USAM) le 19 décembre dernier. Il avait alors justifié son retrait par «le souci de préserver avant tout les intérêts de l’USAM». (ats/nxp)

Créé: 06.01.2012, 14h25

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