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Immigration Le recteur de l'EPFZ craint l'isolement de la Suisse

Lino Guzzella a exprimé son inquiétude après la votation du 9 février sur l'immigration de masse. Il insiste pour que la Suisse puisse continuer à accueillir des grands talents.

Alors que la Suisse représente 0,11% de la population mondiale, elle produit 1,2% des publications scientifiques

Alors que la Suisse représente 0,11% de la population mondiale, elle produit 1,2% des publications scientifiques Image: Keystone

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Lors de la traditionnelle journée de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), le recteur Lino Guzzella a exprimé ce samedi 22 novembre ses craintes d'isolement croissant de la Suisse. Il a aussi insisté sur l'importance de la capacité de réflexion des étudiants, qu'il souhaite promouvoir.

Le résultat du 9 février

En évoquant l'acceptation, en février, de l'initiative sur l'immigration de masse, M. Guzzella a relevé que l'EPFZ doit pouvoir continuer à puiser dans un réservoir global de talents. Alors que la Suisse représente 0,11% de la population mondiale, elle produit 1,2% des publications scientifiques, a noté Martin Vetterli, le président du Conseil national de la recherche au sein du Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS).

La Suisse occupe ainsi le premier rang au nombre de publications par tête. Mais parmi les publications qui paraissent en Suisse, plus des deux tiers ont au minimum un des auteurs qui est étranger, a fait observer M. Vetterli, selon un communiqué.

Encourager les voix critiques

«Une bonne haute école ne transmet pas en priorité du savoir, mais la capacité de penser», a en outre souligné Lino Guzzella, reprenant un thème qui lui tient à coeur et qu'il avait déjà mis en avant lors de son entrée en fonction. C'est pourquoi les voix critiques ne doivent pas seulement être acceptées, mais doivent même être encouragées, selon lui.

Le recteur a enfin exprimé son inquiétude par rapport à la «boulevardisation» croissante de l'activité des hautes écoles. Elle se manifeste de la manière la plus nette dans les classements de plus en plus en plus nombreux qui sont établis. «Une bonne position dans ces classements est un résultat accessoire d'un bon développement de l'école, mais pas son objectif», a-t-il résumé. (ats/nxp)

Créé: 22.11.2014, 18h16

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