Vendredi 14 décembre 2018 | Dernière mise à jour 12:21

Noiraigue (NE) Le refuge aux 107 chats cambriolé!

Coup dur pour le refuge de Tomi Tomek: des voleurs ont emporté les coffres et laissé les pensionnaires à poils s’échapper.

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C’est une sacré tuile que celle qui est tombée sur la tête de Tomi Tomek, fondatrice de SOS Chats à Noiraigue (NE). Des cambrioleurs ont cisaillé deux grillages et fracturé une fenêtre pour emporter des coffres retrouvés vides par la police samedi dernier. Comble de malchance: la pasionaria des chats venait de déposer de l’argent dans son coffre-fort pour payer les artisans venus installer un nouveau chauffage.

Quatre coffres vides ont été retrouvés par un chien policier en contrebas du refuge, sur la route menant à la gare de Noiraigue, en bordure de la réserve naturelle du Creux du Van. Partis précipitamment, les voleurs ont laissé une enveloppe contenant 1500 euros.

Perte immense

Les treillis ont été réparés, mais pour le refuge aux 107 chats, la perte est immense: les 60’000 francs dérobés équivalent à six mois de fonctionnement en salaires, en nourriture et en soins. Conséquence: «Il sera difficile d’accueillir de nouveaux chats. Chaque arrivée coûte 500 francs: il faut tester, soigner, vacciner et castrer ou stériliser chaque nouvel arrivant», détaille Tomi Tomek, en citant les trois derniers arrivés, Cannelle, Moira et Lilo.

Et dire que Tomi Tomek remuait ciel et terre pour sa consoeur de Kiev qui se sentait menacée dans son refuge... «En Ukraine, Tamara Tarnavska n’a pas compris qu’un tel méfait puisse se produire en Suisse», rapporte Tomi Tomek.

Au sommet des arbres

Le plus dur, pour elle, a consisté à récupérer les pensionnaires qui se sont échappés par la brèche ouverte dans les clôtures par les voleurs, samedi entre 3h et 5h30. «Une quarantaine de chats s’étaient enfuis jusqu’au sommet des arbres, en retrouvant leur nature sauvage», témoigne Tomi Tomek.

Équipées de filets et de cinq cages. Elle et ses assistantes rapidement mobilisées ont mis 36 heures pour récupérer tous les fugitifs, devenus des fauves. «On ne les a pas sauvés de la souffrance pour en faire des cibles pour les chasseurs», dit-elle, tous ses pensionnaires étant des spécimens refusés par les autres refuges en raison de leur santé ou de leur caractère. «Après leur escapade, ils ont dormi deux jours», sourit Tomi.

Motiver les dons

Tandis que la police mène l’enquête, la prochaine étape consistera à motiver les donateurs: «Le refuge ne fonctionne qu’avec des dons et des parrainages», précise Tomi Tomek, à qui les voleurs ont aussi pris ses 1000 francs de rente AVS. Prochain rendez-vous: samedi prochain à la place Pury de Neuchâtel, de 9h à 15h, avec en invitée principale Lauriane Gilliéron, Miss Suisse 2005 devenue actrice. «Une cagnotte sera installée à notre stand d’information», annonce Tomi Tomek.

La vie a repris dans le refuge, mais des factures restent en souffrance, comme en témoigne un bulletin de versement posé sur une table avec un post-it marqué «Important!». Les salaires ne pourront pas être versés dans les délais, mais tout le monde est fidèle au poste.

SOS Chats, ce sont chaque jour 50 boîtes de 400 grammes de viande, cinq kilos de croquettes, sept sacs de sable à 20 litres, mais surtout, de coûteux médicaments. (Le Matin)

Créé: 14.08.2018, 14h49

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