Dimanche 15 décembre 2019 | Dernière mise à jour 13:42

Fribourg Les remontées mécaniques de Charmey vont renaître

La société TéléCharmey a été créée vendredi dernier, avec pour objectif d'ouvrir la saison hivernale en décembre 2019.

Surendettée, la défunte société des remontées mécaniques de Charmey avait déposé le bilan le 15 mars dernier.

Surendettée, la défunte société des remontées mécaniques de Charmey avait déposé le bilan le 15 mars dernier. Image: Keystone

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Les remontées mécaniques de Charmey vont renaître après le dépôt de bilan intervenu à la mi-mars. La société TéléCharmey a été portée sur les fonts baptismaux vendredi dernier, avec pour objectif d'ouvrir la saison hivernale en décembre.

La nouvelle entreprise veut relancer des activités de sport et loisirs, de gastronomie et de transport avec un horizon de trois ans, ont indiqué ses administrateurs et dirigeants mercredi à Charmey (FR). Elle peut s'appuyer sur un capital-actions de 900'000 francs, apporté par neuf actionnaires à parts égales.

Une certaine émotion était à nouveau présente dans les locaux de l'Hôtel Cailler, après l'annonce de la faillite il y a cinq mois. «Un grounding finalement salutaire», a résumé Philippe Menoud, président du conseil d'administration de TéléCharmey. «Il s'agit de faire revivre ce coin de pays. Les remontées mécaniques, c'est 58 ans d'histoire.»

Trois ans pour réussir

Philippe Menoud, par ailleurs président de Télégruyère, a parlé de la «bonne volonté et de l'enthousiasme» des partenaires. Le bouclier financier permettra de vivre trois années. Ensuite, ce sera la «croisée des chemins», soit la pérennité des installations dans une stabilité, soit leur développement avec le soutien du canton ou, alors, l'arrêt en cas de constat d'échec.

Parmi les investisseurs figurent Damien Piller et sa société Anura. L'avocat et homme d'affaires fribourgeois, en conflit judiciaire avec Migros en lien avec sa présidence de la coopérative Migros Neuchâtel-Fribourg, a évoqué une «histoire d'amour» avec le lieu, pour y avoir passé une partie de sa jeunesse dans le chalet familial de Crésuz.

«Je ne suis pas un étranger du dehors, comme l'on dit», a expliqué Damien Piller. Selon lui, il y a un travail d'équipe, «un acte de foi», un «coup de pouce», sans volonté de récupérer la mise de départ. En plaisantant, il a précisé n'avoir pas en tête la construction d'un magasin Migros à Charmey.

Nombreux défis

Claude Gendre, l'un des trois codirecteurs fribourgeois de TéléCharmey, tous issus de l'événementiel, du tourisme, du sport et du coaching, a détaillé les aspects opérationnels. Outre le ski, il a mentionné le VTT, qui connaît un véritable essor, notamment via l'assistance électrique, la luge et le parapente, sans oublier l'offre des bains.

Le projet de la direction se veut large, avec des «expériences gastronomiques à tous les étages de la montagne de Vounetz». L'idée vise à ouvrir les sites 280 jours par an, sur les quatre saisons. Le parking de la télécabine deviendra par exemple un espace de convivialité appelé à se transformer en porte d'entrée de la station.

De nombreux défis restent à relever ces prochaines semaines, a ajouté Claude Gendre. Outre la volonté de renouer avec la commune de Val-de-Charmey, TéléCharmey doit notamment finaliser son offre sur la masse en faillite tout prochainement et l'obtention de la concession d'exploitation. Il y a aussi l'impératif de demeurer au sein de l'offre Magic Pass.

Coup de grâce

Pour mémoire, surendettée, la défunte société des remontées mécaniques de Charmey avait déposé le bilan le 15 mars dernier. Le dénouement mettait un point final à un long feuilleton touchant à l'avenir des activités hivernales de la station des Préalpes fribourgeoises.

Le coup de grâce était venu le 11 février avec le dépôt d'un recours par quatre citoyens de la commune de Val-de-Charmey. Ils s'élevaient contre l'assemblée communale, qui avait décidé d'octroyer une aide de 250'000 francs à la Société Télécabine Charmey-Les Dents-Vertes en Gruyère (TCDV) le 14 janvier.

Ces citoyens estimaient que les participants à l'assemblée communale détenant des actions de la société exploitante auraient dû se récuser. Le blocage de l'argent avait conduit à l'arrêt prématuré des installations après les vacances de carnaval, au début du mois de mars.

«N'oubliez pas que depuis Charmey, on y voit le Moléson», a lâché Philippe Menoud en conclusion. En plus d'Anura, l'actionnariat compte le groupe de construction vaudois Orllati, l'Hôtel Cailler, les Bains de Charmey en Gruyère ainsi que les sociétés André Repond, Les Charmoises immobilier, Moret Concept Réalisations, Noël Ruffieux & Fils et Télégruyère. (ats/nxp)

Créé: 21.08.2019, 10h30

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