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Assurance invalidité La révision de l'AI, un désastre, selon les handicapés

La nouvelle loi prévoit que les personnes diminuées physiquement ou mentalement ne touchent pas une rente complète mais soient incités à travailler à temps partiel. «Illusoire», dénoncent les associations.

Devant la presse ce mardi: Judith Erni, myopathe, Daniel Pulver, président de la Fédération des aveugles, et Florence Nater, coordinatrice romande des associations d'action pour la santé psychique.

Devant la presse ce mardi: Judith Erni, myopathe, Daniel Pulver, président de la Fédération des aveugles, et Florence Nater, coordinatrice romande des associations d'action pour la santé psychique. Image: Arthur grosjean

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Non, non et non. Quarante-trois organisations en faveur des handicapés partent en guerre contre la révision 6b de l'Assurance invalidité (AI).

«Nous sommes unanimes, a souligné à Berne Daniel Pulver, président de l’association. Cette loi est inacceptable et inutile. Nous devons empêcher que de nouvelles mesures d’économies frappent avant tout des personnes lourdement handicapées et des familles.»

La nouvelle révision a été lancée pour assainir l'AI, lourdement déficitaire. Le but est de faciliter la réinsertion des handicapés dans le monde du travail.

Voilà pourquoi il n'y a plus de rentes à vie mais un examen périodique du degré d'invalidité. Plus de 200 postes ont été créés dans l'administration pour faciliter le retour à l'emploi des handicapés.

«On a dépassé les limites»

Mais pour pour les organisations, on a dépassé les limites de l'acceptable. «Trop, c’est trop, déclare Florence Nater, membre du comité unitaire Non au démantèlement de l'AI. Depuis 2004, les révisions se succèdent à grande vitesse. Elles engendrent des réductions de prestations de 700 millions de francs par année au seul détriment des personnes handicapées.»

Elle ne croit pas un instant à ce retour magique à l'emploi. «Nombreux sont les employeurs qui peinent à préserver les emplois pour leurs travailleurs en bonne santé. Il est illusoire de penser que ces entreprises vont créer des emplois à temps partiel en faveur des handicapés.»

Référendum en vue

Pour bien enfoncer le clou, les associations ont invité Judith Erni. Atteinte de myopathie, elle touche une rente entière avec un degré d’invalidité de 73%. Avec le projet, il lui faudrait trouver un travail partiel pour compenser la diminution de sa rente. Elle témoigne: «Je suis à la recherche d’un emploi à temps partiel depuis des années. Trouver quelque chose qui tient compte de mon handicap est tout simplement impossible à l’heure actuelle.»

Les 43 organisations avertissent qu'elles ne vont pas en rester là. Elles lanceront un référendum si la nouvelle voie devait être votée par le Parlement. (nxp)

Créé: 17.04.2012, 10h57


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