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Projet Genève: des robots pour faire des fellations

Le concepteur du café pipe dit vouloir se «rabattre» sur des robots pour son établissement.

On peut choisir la couleur de la peau, des cheveux, les mensurations et même la pilosité des dames-robots.

On peut choisir la couleur de la peau, des cheveux, les mensurations et même la pilosité des dames-robots. Image: DAVID MCNEW/Getty Images/AFP

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Un café et une petite pipe? C’est le projet de Bradley Charvet, responsable commercial de la plate-forme Facegirl.ch, une entreprise de services érotiques («Le Matin» du 15 juin 2016).

L’homme promettait l’ouverture d’un établissement – comme il en existe en Thaïlande – dans le quartier de Rive, à Genève, pour la fin de l’année. Mais le café pipe – qui a fait un buzz dans les médias du monde entier – en est toujours au stade de projet. «Le service du commerce n’est pas pour, c’est assez compliqué», indique Bradley Charvet qui explique avoir reçu pas mal de courriers de femmes critiquant le projet. De fait, comme le relève Caroline Widmer, porte-parole du Département de la sécurité et de l’économie, «toute prestation sexuelle tarifée est proscrite dans les établissements publics en vertu de la loi sur la restauration et le débit de boissons».

Du coup, l’entrepreneur a décidé de faire un peu autrement. Sa solution? Des femmes-robots comme il s’en fabrique, notamment au Japon, où il est possible de choisir taille, mensurations, couleur de peau, cheveux et même pilosité de l’humanoïde. Dans l’Empire du Soleil levant, il existe même des Doll No Mori, des maisons closes où le client peut choisir entre Alice, «Mayu, Tina et Ai, jeunes filles en fleur et en silicone. Rien de ce genre en Suisse ni même en Europe. Bradley Charvet est entré en contact avec une société américaine qui fabrique ce genre de machines. Les prix? «Entre 1800 et 3000 dollars en moyenne», selon lui. Et les tarifs facturés aux clients? Comme dans le projet original avec une vraie femme, 60 francs le café pipe, la chaleur humaine en moins mais la sécurité en plus, en termes de maladies sexuellement transmissibles. Dans l’établissement dont il rêve à Genève, le responsable de Facegirl.ch imagine entre six et huit robots autour des cafés et des espressos.

En l’état, aucune demande d’autorisation n’a été déposée auprès des autorités concernées qui, a priori, ne devraient pas entrer en matière s’agissant, une fois encore, de relations sexuelles tarifées dans un établissement public. En même temps, «c’est un choc de culture», constate Lisa, propriétaire du Venusia, le plus grand salon de massages érotiques de Genève. Madame Lisa, comme on l’appelle, trouve l’idée «plutôt marrante», permettant d’ajouter «un petit piquant» dans une relation sexuelle. «Evidemment, rien ne remplace la chaleur humaine», ajoute-t-elle. Pour Genève et pour la Suisse, le projet est en tout cas avant-gardiste. «Peut-être trop, cela peut faire peur», reconnaît Bradley Charvet. Mais les progrès technologiques dans le domaine de la robotique sont ce qu’ils sont et, à l’heure actuelle, de plus en plus de tâches sont assumées par des robots, qu’il s’agisse d’opérations chirurgicales, de cuisine ou de lessive. Selon David Lévy, spécialiste britannique dans le domaine de l’intelligence artificielle, auteur du livre «Love and Sex with Robots», les relations sexuelles entre humains et robots seront de toute manière choses courantes en 2050. C’est-à-dire dans un tout petit peu plus de trente ans! (Le Matin)

Créé: 02.11.2016, 11h02

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