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Tournage Série TV dans le Jura: «Les guests stars, ce sont nos employés!»

Une scierie jurassienne a servi de décor au réalisateur fribourgeois Pierre Monnard pour la deuxième saison de la série «Wilder», coproduite par la SRF.

Propos du réalisateur Pierre Monnard

Avez-vous choisi l’Ajoie pour la Saint-Martin?

«Je l’ai fêtée une fois et en rentrant, j’ai percuté un chevreuil. Cette saison a été choisie pour changer d’univers et de lumière, après l’hiver de "Wilder I"»

Y a-t-il une identité suisse dans ce paysage?

«La série tourne autour de la nature. Dans un Oberland bernois fictif pour la première saison, dans un Jura bernois fictif pour la seconde. Ce qui nous a attiré ici, c’est le côté sauvage du paysage épargné par la main de l’homme».

Un récit contemporain n’a-t-il pas besoin d’urbanité?

«Fuit les centres urbains, c’est un parti pris, mais il y a un toujours un contre-point urbain qui souligne la nature, Berne dans la saison I, Bienne dans la saison II».

Rosa Wilder n’enquêtera pas à Lausanne ou Genève?

«Peut-être... Si Rosa Wilder continue d’enquêter, on élargira son champ d’action. Mais comme elle est Bernoise, on s’efforce de rester proche de son canton».

Tout est tourné en dialecte?

«Vu la proximité de la frontière française, il y aura un personnage francophone: un flic de Lyon».

Comment s’est imposé de décor de la scierie?

«On pensait plutôt situer l’histoire dans le monde des abattoirs, quand nous avons découvert les scieries Corbat lors de nos repérages, à Vendlincourt, mais aussi à Glovelier et aux Bois. Quelque chose d’organique et d’authentique s’est imposé: il faillait parler du bois et de la forêt! Dans une scierie, avec ces grandes lames, il y a un côté qui convient parfaitement».

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Les employés de la scierie Corbat ont donné de leur salive pour un prélèvement ADN, vendredi à Vendlincourt (JU), pour le tournage d’un épisode de la deuxième saison de la série «Wilder», coproduite par SRF, C-Films et Panimage. Ces figurants tous suspects se sont prêtés au jeu proposé par le réalisateur fribourgeois Pierre Monnard, pour qui l'héroïne Rosa Wilder doit résoudre un triple meurtre.

Diffusée sur les trois chaînes nationales, la première saison s’est déroulée dans un décor alpin enneigé, où l’inspectrice bernoise Rosa Wilder s’est retrouvée confrontée à un meurtre qui a fait resurgir un vieux traumatisme lié à une avalanche, dans sa ville natale d’Oberwies.

Dans sa nouvelle enquête, le personnage de Rosa Wilder, interprété par Sarah Spale, évolue dans un autre village tout aussi fictif: Thallion, placé par les scénaristes dans le Jura bernois. Mais il n’est plus question dans cette saison d’un investisseur égyptien et de complexe hôtelier: le scénario a placé trois cadavres au lendemain de la fête du jubilé d’une scierie fondée en 1869, avec un témoin qui plongera à nouveau l’enquêtrice dans son passé.

Scierie Corbat

Dans un second temps, Bienne servira de décor, mais cette semaine, l’équipe de tournage a occupé la scierie Corbat de Vendlincourt, moyennant une compensation financière. «Les bureaux ont été transformés et j’ai changé d’ancêtres», s’amuse Gauthier Corbat, sous le sigle de la «Sägerei Mulliger». «Les guests stars, ce sont nos employés!», s’exclame cet entrepreneur de la quatrième génération.

Dans les rôles principaux, les acteurs n’ont pas changé: Sarah Spale interprète Rosa Wilder et Marcus Signer joue le rôle du détective fédéral Manfred Kägi. Un duo complété par l’actrice biennoise Manuela Biedermann, dans le rôle de la policière de Thallion. «Entre les deux enquêtes, Rosa Wilder a suivi une formation: elle a gagné en assurance et en efficacité», commente Sarah Spale.

Décor sauvage

Le paysage automnal jurassien a ravi l’équipe de tournage alémanique qui a tourné plusieurs scènes dans la forêt en Ajoie et dans les Franches-Montagnes. Le producteur Peter Reichenbach a découvert au bord du Doubs un décor sauvage jugé «incroyablement cinématographique».

Le tournage de ce suspense policier en six épisodes se déroule en deux blocs. Le suivant est prévu du 19 novembre au 19 décembre. Diffusion prévue en janvier 2020 sur la SRF et sur la RTS, dans une version doublée. «Ca fait bizarre de se voir dans une autre langue...», sourit Sarah Spale.

Créé: 04.11.2018, 14h02

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