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Suisse Skyguide est devenu plus sûr, selon son chef

L'entreprise suisse, marquée par la tragédie d'Überlingen en 2002, a désormais des standards de sécurité très stricts. Mais des risques subsistent.

Selon Daniel Weder, des risques subsistent à l'aéroport de Zurich. (Dimanche 25 juin 2017)

Selon Daniel Weder, des risques subsistent à l'aéroport de Zurich. (Dimanche 25 juin 2017) Image: Archives/Keystone

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Le directeur général de Skyguide, Daniel Weder, qui quittera ses fonctions le 30 juin, est convaincu qu'un accident comme celui d'Überlingen (D) survenu en 2002 ne peut plus arriver. Mais des risques subsistent à Kloten (ZH). M. Weder est revenu sur ses années à la tête de Skyguide dans la presse dominicale.

«Période difficile»

Daniel Weder est arrivé à la tête du comité de direction de l'entreprise en 2007. A l'époque, celle-ci «traversait une période difficile», a souligné le patron de 60 ans dans des entretiens accordés à la Neue Zürcher Zeitung et à la SonntagsZeitung.

Skyguide essuyait non seulement des pertes de l'ordre de 20 à 40 millions chaque année, mais l'accident d'Überlingen (D) au bord du Lac de Constance, dans lequel deux avions sont entrés en collision et 71 personnes ont péri, puis le meurtre d'un contrôleur aérien qui travaillait le jour du crash, étaient encore très présents.

Risques à Kloten

Depuis, les standards de sécurité de l'entreprise ont été revus à la hausse et la ponctualité améliorée. Et sur le plan financier, Skyguide traverse désormais une bonne passe, souligne Daniel Weder.

Si un accident comme celui d'Überlingen «ne peut plus se passer» aujourd'hui, des risques subsistent à l'aéroport de Zurich, selon le patron bientôt à la retraite. Le fait que les avions se croisent sur le tarmac comme dans les airs est problématique. Daniel Weder a souligné la nécessité de pouvoir décoller par le sud. A court terme, il ne voit pas d'autre alternative.

Il estime en outre important de tirer des leçons du passé: il n'y a pas lieu de punir un employé si la faute n'a pas mené à un accident. M. Weder évoque une quasi-collision en 2012, lors de laquelle un contrôleur aérien avait donné pratiquement en même temps l'autorisation de décollage à deux aéronefs devant se croiser sur la piste.

Le tribunal de district avait acquitté le contrôleur. Il s'agissait du premier procès d'un aiguilleur du ciel en raison d'un incident sans conséquences graves.

Négociations pour une CCT

Daniel Weder a également abordé les négociations au sujet d'une nouvelle convention collective de travail (CCT) avec les contrôleurs aériens. Il ne sait pas comment cela va se poursuivre. La CCT a expiré fin 2016 et aucun accord n'a été trouvé pour la renouveler. Une proposition a été récemment soumise aux associations des aiguilleurs du ciel afin que les négociations reprennent, d'après lui.

Pour la suite de ses activités, M. Weder se réserve plusieurs options de nature «stratégique-transformative» dans le secteur public et privé. Il compte intégrer un comité d'experts qui conseille la commission européenne au niveau aéronautique. Il a déclaré à la SonntagsZeitung avoir plusieurs projets qu'il aimerait réaliser, sans en révéler davantage.

Sa succession sera assurée par Alex Bristol, 48 ans, double national suisse et britannique. Il est actuellement chef des opérations. (ats/nxp)

Créé: 25.06.2017, 15h00

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