Lundi 14 octobre 2019 | Dernière mise à jour 22:04

Armée Des soldats suisses s'exhibent avec un drapeau albanais

La justice militaire enquête sur une photo qui montre des jeunes hommes en uniforme de l'armée suisse en train de poser avec un drapeau albanais. Un comportement proche de la trahison, selon certains.

La photo repérée sur Facebook par le Blick.

La photo repérée sur Facebook par le Blick. Image: Blick.ch

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

La photo ne passe pas inaperçue sur Facebook. Sept jeunes en uniforme de l'armée suisse brandissent dans un train un drapeau albanais avec l'aigle à deux têtes. Et selon l'édition du 8 avril du Blick, un officier estime qu'«on y frise la trahison».

Qu'un Suisse soit fier de ses origines étrangères, soit, «mais ces hommes portent l'uniforme et sont donc encore en service», estime l'officier, ajoutant qu'il est inapproprié de brandir un drapeau étranger. Question de convenance et de respect, poursuit-il.

Risque de sanction

Un avis que partage Christoph Brunner, porte-parole de l'armée suisse. «Lorsqu'on porte l'uniforme suisse, notre drapeau est le seul que nous voulons voir. Tout autre n'a pas sa place.»

En outre, des photographies de conscrits ne peuvent pas être diffusées sur Internet sans autorisation. Et encore plus si elles «ternissent la réputation de l'uniforme comme expression d'appartenance à l'armée», selon le règlement. Cette photo constitue donc une infraction, ajoute le porte-parole.

La police militaire s'est saisie de l'affaire et dès que les jeunes hommes auront été identifiés, ils recevront un courrier de leur commandant. Ils risquent un avertissement, une interdiction de sortie, une amende, voire une arrestation.

Un tiers de secondos

Ce n'est pas la première fois que l'aigle à deux têtes albanais défraie la chronique. En 2013, des soldats d'origine kosovare s'étaient fait photographier en groupe à Emmen (LU) en symbolisant l'aigle à deux têtes avec leurs mains. Ils avaient dû alors expliquer qu'ils n'agissaient pas contre la Suisse mais qu'ils voulaient montrer qu'ils étaient intégrés.

Près d'un tiers des recrues ont désormais des racines étrangères mais sans elles, il n'y aurait plus d'armée suisse, avait prévenu Tibor Szvircsev Tresch, du centre de recherche sur la sécurité de l'EPFZ. D'autant qu'ils sont plus motivés que les Suisses «de souche».

Créé: 08.04.2015, 11h44

Paid Post

CallDoc, assuré malin et flexible
Bénéficiez de consultations médicales 24h/24, 7j/7 et faites des économies! Profitez du rabais de prime sur l’assurance-maladie de base. Demandez une offre maintenant.

Paid Post

CallDoc, assuré malin et flexible
Bénéficiez de consultations médicales 24h/24, 7j/7 et faites des économies! Profitez du rabais de prime sur l’assurance-maladie de base. Demandez une offre maintenant.

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.