Lundi 9 décembre 2019 | Dernière mise à jour 22:10

Presse suisse La SSR doit renoncer à la «publicité ciblée»

A l'approche de la votation «No Billag», les éditeurs de Médias Suisses manifestent un soutien sous conditions à la SSR. Ils lui demandent notamment de quitter la régie Admeira.

Médias Suisses salue la proposition de Doris Leuthard de limiter dès 2019 la redevance à 365 francs par an, soit un franc par jour.

Médias Suisses salue la proposition de Doris Leuthard de limiter dès 2019 la redevance à 365 francs par an, soit un franc par jour. Image: Archives/Photo d'illustration/Keystone

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Les éditeurs de Médias Suisses veulent que la SSR renonce à la publicité ciblée et quitte la régie publicitaire Admeira. Mais ils soutiennent un service public mesuré financé pour l'essentiel par la redevance, disent-ils dans communiqué et cela dans la perspective de la votation «No Billag».

L'association des médias privés romands apporte un soutien sous conditions à la SSR dans la perspective de la votation sur l'initiative «No Billag». Ce texte veut supprimer la redevance radio-tv. Il sera soumis au vote le 4 mars 2018.

Frein à l'expansion

Médias Suisses salue la proposition de Doris Leuthard de limiter dès 2019 la redevance à 365 francs par an, soit un franc par jour. Cela «donne clairement à la SSR le signal d'un frein à l'expansion à tout-va et de la nécessité d'économiser», note lundi l'association.

La SSR remplit une mission de service public «essentielle» et doit pouvoir rester compétitive face aux chaînes étrangères. Son financement, via la redevance, «doit être lié à un mandat de service public clair, et sans doute redéfini, permettant un développement mesuré et respectueux d'une juste concurrence avec les médias privés».

«No Billag» fait fausse route

Pour Médias Suisses, l'initiative «No Billag» fait «fausse route». La disparition de la SSR affaiblirait considérablement le paysage médiatique suisse, en particulier dans les régions périphériques, et n'aiderait pas fondamentalement les médias privés à sortir de la phase difficile dans laquelle ils se trouvent.

Les éditeurs privés rappellent leurs exigences: la SSR doit renoncer à toute forme de publicité sur le web ainsi qu'à la publicité ciblée, qui fait actuellement l'objet d'une consultation fédérale. Pas question d'utiliser les données de Swisscom - partenaire d'Admeira - pour faire lourdement concurrence aux médias régionaux, dont la survie dépend du maintien de leurs recettes publicitaires, écrivent-ils.

Véritable collaboration

La SSR doit quitter la régie publicitaire Admeira et collaborer avec les éditeurs privés, ajoutent-ils. «Nous appelons de nos voeux une mise en commun réelle et transparente des développements dans le domaine digital et dans la conquête de l'innovation, donc dans tous les projets portés conjointement avec les Ecoles polytechniques fédérales et Universités».

Interrogée par l'ats, l'association Verband Schweizer Medien (VSM), qui regroupe les éditeurs alémaniques, renvoie à son manifeste de politique des médias. Elle y soutient le financement de la SSR via la redevance, mais attend que «ce privilège soit utilisé pour un véritable service public et non pour concurrencer l'offre des médias privés».

Pas de publicité ni de sponsoring

Cela signifie que la SSR doit se concentrer sur la radio et la télévision avec une fonction de cohésion nationale. La SSR doit renoncer à des offres digitales semblables à celles de la presse ainsi qu'à celles qui vont au-delà de son programme.

Selon le manifeste, la SSR devrait à long terme se passer de publicité et de sponsoring. Elle devrait également réduire progressivement la commercialisation de ses offres. L'association des éditeurs alémaniques attend tout d'abord une réaction de la SSR aux positions prises dans le manifeste, indique son directeur Andreas Häuptli

(ats/nxp)

Créé: 15.11.2017, 14h45

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