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Cinéma Un policier genevois tourne avec Marion Cottillard

Kickboxeur et gendarme, le Genevois Carl Emery joue un petit rôle dans le dernier film du réalisateur français Jacques Audiard. Il raconte cette nouvelle expérience.

Carl Emery au côté de Jacques Audiard

Carl Emery au côté de Jacques Audiard

L'histoire

Adapté du recueil de nouvelles du romancier canadien Craig Davidson, «Un goût de rouille et d’os» retrace les parcours de plusieurs marginaux: boxeurs, orphelins, accidentés, disparus. Jacques Audiard retrouve pour ce thriller Thomas Bidegain, l’un des coscénaristes d’«Un prophète», film pour lequel il a reçu le Grand Prix du jury à Cannes ainsi que neuf récompenses aux Césars 2010. Le tournage a commencé cet automne. Il se déroule entre Antibes et Bruxelles.

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Quand il était petit, il voulait être chevalier. Il sera tour à tour employé de commerce, champion d’Europe et du monde de kick-boxing, policier, organisateur de manifestations sportives et, désormais, un peu acteur. Carl Emery, 43?ans, a participé il y a quelques jours au tournage du dernier film de Jacques Audiard, «Un goût de rouille et d’os», avec, dans les rôles principaux, l’acteur belge Matthias Schoenaerts et la star française récompensée à Hollywood Marion Cotillard.

Le bœuf de la crèche

«Je ne dis que quelques mots dans ce film. C’est de la figuration», relève Carl Emery, qui est entré «un peu par hasard» dans l’aventure. «Dans le film, il y a des combats de MMA (arts martiaux mixtes) . La production cherchait des gens qui connaissaient le domaine. Un journaliste d’un magazine spécialisé français leur a soufflé mon nom. La production est entrée en contact avec moi, et puis voilà… Vous savez, moi, la seule expérience que j’ai en tant qu’acteur, c’est lorsque j’ai joué le bœuf de la crèche de Noël à l’école primaire! Il est vrai que tout le monde s’en souvient encore», s’amuse le Genevois.

Au départ, le rôle du brigadier Emery, en poste à la Servette, était celui de conseiller technique. Il devait se limiter à donner des conseils pour les combats et la reconstitution de salles de boxe – dans le film les matches ont lieu en Pologne et à Turin – et à fournir du matériel et des accessoires comme des gants ou des ceintures. Il y a quelques semaines, le policier est descendu à Antibes (sud-est de la France), où se déroule le tournage. Le boss du casting lui a alors demandé s’il était d’accord de tourner dans une scène de bagarre. «Mon frère, qui travaille dans le cinéma, m’a dit que je ne pouvais pas refuser. J’ai dit oui, je l’ai fait pour découvrir quelque chose de nouveau», explique-t-il. Et puis, tout de même, Jacques Audiard, auréolé de cinq césars pour «Un prophète», c’est aussi le fils de Michel Audiard, réalisateur des «Tontons flingueurs», film culte pour Carl Emery!

En interprétant son personnage de videur de la boîte de nuit dans laquelle se rencontrent Marion Cotillard (dresseuse d’orques) et Matthias Schoenaerts, boxeur blessé à la dérive, il a découvert le monde impitoyable du cinéma. «C’est vraiment une grosse machine. Et, dans le milieu, Jacques Audiard, c’est «le» pro. Le tournage à la discothèque regroupait 140 figurants. Cela a duré trois nuits de suite, on a refait au moins vingt fois la scène de la bagarre à la sortie de la disco. Le reste du temps, on attendait. En même temps, cela me changeait assez peu des manifs», conclut-il avec humour.

Créé: 02.01.2012, 09h11

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