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Affaire Hildebrand Une publication socialiste critique Levrat et encense Blocher

Le mensuel Pages de gauche se livre à un réquisitoire au vitriol dans l'affaire Hildebrand. Le président du PS est accusé de «cécité» alors que Blocher «a bien fait son travail».

«Christian Levrat n’a rien trouvé de mieux que d’avaliser la défense du président de la BNS», s'insurge <i>Pages de gauche</i>

«Christian Levrat n’a rien trouvé de mieux que d’avaliser la défense du président de la BNS», s'insurge Pages de gauche Image: Keystone

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C'est un réquisitoire au vitriol auquel se livre le mensuel Pages de gauche sur l'affaire Hildebrand.

Le banquier en chef en prend pour son grade pour avoir «scandaleusement» fait des opérations suspectes de devises avec ses avoirs personnels. Il est taxé d'incompétence pour ne s'être toujours pas rendu compte «du caractère condamnable et choquant de pareils agissements». Il a aussi fait preuve d'insensibilité en «bagatellisant» un gain de change de 70'000 francs, soit le salaire annuel médian suisse.

Plus alarmant

Jusque là, rien de surprenant. Ce qui détonne en revanche, c'est que le reste du texte cloue au pilori le président du parti socialiste Christian Levrat et encense l'ex-conseiller fédéral UDC Christoph Blocher.

«Que le PLR et le PDC défendent servilement les puissants, surtout lorsqu’ils ont commis des infractions, cela n’étonnera personne; que le président du PSS leur emboîte le pas, voilà qui est plus alarmant. Les déclarations de Christian Levrat une fois que les premières informations sur l’affaire sont sorties ont été stupéfiantes de cécité», écrit le mensuel.

Dans cet article signé par la rédaction, la charge se poursuit: «Christian Levrat n’a rien trouvé de mieux que d’avaliser la défense du président de la BNS, et de s’offusquer dans un même mouvement que les informations compromettantes aient été obtenues par une violation du secret bancaire, en demandant que Christoph Blocher et la Weltwoche soient traduits en justice! Belle conception du travail d’enquête de la presse, et du rôle des parlementaires, de la part du président du PSS…»

Les ennemis de nos ennemis...

Les oreilles du président du PS vont siffler, lui dont la dernière priorité est justement d'exiger toute la lumière sur les liens financiers entre la Weltwoche et Blocher. Et Pages de gauche en rajoute encore une louche en encensant l'ennemi numéro un du PS: «On entend d’ici les protestations de la gauche bien-pensante: «comme c’est Blocher qui a utilisé l’affaire à son propre profit, nous ne pouvons le soutenir, et ça doit cacher quelque chose»! Grave erreur d’analyse, les ennemis de nos ennemis ne doivent pas toujours être nos amis. Dans ce cas, Christoph Blocher n’a fait que son travail de parlementaire, et il faut admettre qu’il l’a bien fait.»

Savary au comité de l'association

Cette attaque en règle de Christian Levrat n'émane pas d'un groupuscule de gauche. Pages de gauche est soutenu par d'illustres socialistes comme le conseiller d'Etat Pierre-Yves Maillard et le conseiller national Stéphane Rossini. A noter que le comité de compte la présence de la conseillère vaudoise aux Etats Géraldine Savary.

Créé: 16.01.2012, 11h55

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