Mercredi 27 mai 2020 | Dernière mise à jour 01:51

Valais Suicide assisté: le PDC opposé à un article de loi

Le Grand Conseil valaisan a discuté ce lundi de l'introduction d'un article autour de l'assistance au suicide dans le projet de révision de la loi sur la santé.

«Le suicide ne doit pas être banalisé», ont souligné Cyrille Fauchère (UDC) et Beat Eggel (PDC).

«Le suicide ne doit pas être banalisé», ont souligné Cyrille Fauchère (UDC) et Beat Eggel (PDC). Image: archive/Keystone

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Le PDC pourrait plomber jeudi la révision totale de la loi valaisanne sur la santé. La grande majorité des députés démocrates-chrétiens penchent pour un texte, sans le futur article 18a qui doit régler la question de l'assistance au suicide dans les EMS.

A l'instar des débats en première lecture l'an dernier, les discussions ont tourné lundi principalement autour de la question de l'assistance au suicide dans les établissements médicaux-sociaux du canton et sur l'introduction d'un article spécifique dans le projet de révision de la loi sur la santé. Lors du premier vote, lesdites modifications avaient été acceptées par 69 voix contre 20 et un nombre élevé d'abstentions (32).

Un clivage idéologique

Comme en mai 2019, les débats de lundi, à l'occasion de l'entrée en matière (acceptée par 121 voix contre 6), ont montré un clivage idéologique entre le PDC, les chrétiens-sociaux et l'UDC d'un côté et les autres partis. Les trois groupes PDC (du Bas, du Haut et du Centre) vont ainsi déposer une motion pour créer une commission extra-parlementaire sur l'assistance au suicide.

La très grande majorité de ces députés voteront donc contre l'introduction de l'article 18a jeudi. Le PDC défend une nouvelle loi sur la santé, amputée de son article le plus sensible. Le PDC du Haut (CSPO) a lancé, lui, l'idée d'un référendum obligatoire sur ladite question, qui serait traité après la mise en application de la future loi sur la santé, amputée de l'article 18a. La question de l'assistance au suicide devrait alors être traitée dans une réflexion spécifique.

Alliance décisive

«Le suicide ne doit pas être banalisé», ont souligné Cyrille Fauchère (UDC) et Beat Eggel (PDC) en plénum. Une forte alliance jeudi au moment du vote entre les divers groupes du PDC et l'UDC devraient faire donc capoter la mouture proposée.

Tant l'évêché de Sion que l'association des soins palliatifs du canton prônent pour conserver le texte actuel. «Cette loi tient compte des aspects humains, juridiques et éthiques», a estimé, a contrario, Julien Dubuis (PLR), soutenu sur la question par la gauche.

Conditions très précises

Dans le cadre de ses travaux, la commission en seconde instance a voulu clarifier divers points, traités ou non en plénum en 2019. L'article spécifique concernant les proches aidants a été développé de manière à reconnaître et souligner les actions des bénévoles qui viennent en aide aux proches aidants dans le cadre du maintien à domicile.

L'article 17a permet, lui, à des associations reconnues d'être présentes au chevet du patient, en complément des professionnels de la santé.

Le projet de loi intègre également une base légale relative à la vidéosurveillance des patients, à la télémédecine et à la protection des données. Quant à la dispensation médicamenteuse, elle demeurera, à l'exception de situations d'urgence, de la compétence stricte des pharmaciens et non des médecins, par crainte de voir des pharmacies, notamment en régions périphériques, fermer. (ats/nxp)

Créé: 09.03.2020, 12h48

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