Lundi 19 novembre 2018 | Dernière mise à jour 00:10

Santé En Suisse, un enfant sur dix souffre d’asthme

La ligue pulmonaire suisse a créé des écoles de l’asthme, dont la dernière vient d’ouvrir ses portes à Yverdon.

L’asthme pourrit la vie des enfants atteints par cette maladie.

L’asthme pourrit la vie des enfants atteints par cette maladie. Image: Ligue Pulmonaire Vaudoise

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Si les stations de lavage auto ont tourné à plein régime le week-end dernier à cause des pollens, les nuages jaunasses – et allergisant – qui s’abattent actuellement sur la Suisse sont aussi pile-poil dans le calendrier. Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale de l’asthme. Une maladie chronique qui frappe un adulte sur quatorze. Et encore davantage d’enfants: un sur dix. Soit deux fois plus qu’il y a dix ans!

Pour aider les petits et leur famille à faire face à ce problème, qui peut avoir de très graves conséquences, la ligue pulmonaire suisse a créé des écoles de l’asthme, dont la dernière vient d’ouvrir ses portes à Yverdon. «L’objectif est d’apprendre aux enfants, dès 4 ans, comment fonctionne la respiration, à reconnaître les facteurs qui déclenchent leur propre asthme, savoir quelles sont les conséquences et quels sont les traitements, aussi bien ponctuels que d’urgence, pour y faire face», explique la Dresse Aurore Varone, cheffe de Clinique en pédiatrie aux Établissements Hospitaliers du Nord vaudois. Le tout de manière ludique.

Plusieurs études ont démontré que de telles formations diminuent de 50% le nombre de consultations aux urgences et chez le pédiatre, ce qui est à la fois bénéfique pour la qualité de vie et pour les coûts de la santé. Hormis les pollens, d’autres facteurs peuvent provoquer de l’asthme, comme les virus respiratoires, les poussières, les acariens, ou encore des odeurs irritantes (parfums, tabac). Et entraîner, selon les cas, des difficultés à respirer, de la toux, de la peine à parler ou une sensation de poids sur la poitrine.

«Pour un enfant, c’est très difficile à vivre. Souvent, ils ont honte, parce qu’ils ne peuvent pas avoir les mêmes activités que leurs copains, notamment au niveau du sport, ou parce qu’ils font des crises. Ils demandent, «pourquoi moi?», souligne encore le Dresse Aurore Varone.

Reste que la maladie peut être gérée et même sous contrôle. «Des traitements de fonds permettent de diminuer l’inflammation provoquée par l’allergène au niveau des bronches et donc d’éviter une crise», ajoute la spécialiste.

Ces traitements, à base de corticoïdes – «sans effets secondaires, car ils sont ciblés sur les bronches», assure la pédiatre – restent toutefois relativement lourds à suivre, notamment au niveau du matériel (tuyau, entretien) qu’ils nécessitent. Le cas échéant, il est important d’apprendre à détecter le plus précocement une crise, afin d’éviter une hospitalisation d’urgence. (Le Matin)

Créé: 01.05.2018, 10h55

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