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Election au Conseil d'Etat Christian Varone passe malgré Couchepin

Le commandant de police cantonale valaisanne Christian Varone a été élu par 61% des voix des membres du PLR valaisan. Mais l’assemblée a été houleuse.

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Il n’aura fallu qu’un tour de scrutin pour que Christian Varone, commandant de la police cantonale valaisanne, s’impose hier soir à Conthey lors de la primaire du PLR valaisan pour l’élection au Conseil d’Etat 2013. Dans une salle bondée, 2172 membres exactement étaient présents, environ 800 Saviésans étaient venus pour faire voter leur concitoyen. Au vote final, Christian Varone a obtenu 1338 voix, contre 458 au Sierrois Marc-André Berclaz et 355 à la présidente d’Ardon Lise Delaloye.

Mais ce «passage en force» du commandant n’a pas été sans douleur. Christian Varone s’est exprimé en préambule au sujet de ses ennuis judiciaires en Turquie. Il a maintenu sa candidature en laissant la porte ouverte à une réévaluation de sa situation avec le comité directeur du parti après son jugement prévu à fin septembre. C’est alors que l’ancien conseiller fédéral Pascal Couchepin a pris de court l’assemblée. Prenant la parole, il a asséné: «La déclaration de Christian Varone est insatisfaisante.» Sommant le candidat de donner des garanties de retrait en cas de condamnation, il a conclu: «Pour la crédibilité du parti, pour l’honneur du Valais, si vous êtes condamné vous devez vous retirer.»

A plusieurs reprises, Pascal Couchepin s’est fait siffler et huer par les partisans de Christian Varone. Celui-ci est remonté à la tribune pour maintenir sa position, évoquant la «présomption d’innocence» et la «proportionnalité de la faute». «Quelle que soit la nature du jugement, je prendrai mes responsabilités.» Mais cette promesse n’a pas convaincu l’historien du parti, Philippe Bender, qui dans un plaidoyer lyrique a conclu: «Le choix de ce soir doit être définitif. On ne peut le remettre à droit connu. Il s’agit d’exigences éthiques. Ce choix concerne un grand parti et non pas une région ou une famille.»

Quoiqu’il en soit, Christian Varone a montré toute sa détermination. Il avait préparé quelques formules, dont celle-ci: «Si on veut tellement ma peau, c’est qu’elle en vaut la peine.» Dans cette joute, les autres candidats, Lise Delaloye et Marc-André Berclaz, sont restés en retrait et ont défendu un Valais indépendant pour l’une et ouvert pour l’autre. (Le Matin)

Créé: 06.09.2012, 23h03

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