Mardi 23 janvier 2018 | Dernière mise à jour 20:38

OCCUPATION Le Pantographe obtient le dialogue

Le collectif culturel à la recherche d’une résidence après son départ forcé de Moutier veut sauver un vestige du patrimoine industriel jurassien.

Le collectif a suspendu sa banderole sur un vestige du patrimoine industriel jurassien, au bord du Doubs, à Bellefontaine.

Le collectif a suspendu sa banderole sur un vestige du patrimoine industriel jurassien, au bord du Doubs, à Bellefontaine. Image: V.D.

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Le Pantographe, c’est dix ans de résidence d’artistes et de spectacles culturel à Moutier. Délogé de l’usine Junker par l’entreprise Tornos, ce collectif a suspendu sa banderole sur un vestige du patrimoine industriel jurassien, au bord du Doubs, à Bellefontaine.

Ce matin, une rencontre a opposé les occupants entrés sans effraction aux trois délégués du propriétaire, le producteur bernois d’électricité BKW. À son terme Le «Collectif pour la Culture» a accepté de libérer le bâtiment occupé à 17 heures, contre la promesse d’un dialogue.

«L’enjeu, c’est avant tout la sauvegarde d’un patrimoine bâti», disent les occupants, dont l’objectif après 15 mois de recherches infructueuses consiste aussi à offrir un lieu de résidence à des artistes. L’organisation de spectacles, c’est une facette de leurs activités mois réalisable sur un site qui n’est desservi que trois fois par jour par un bus postal L’immeuble désaffecté a été prestement nettoyé, histoire de démontrer que la démolition n’est pas pas inéluctable. Les autorités de la commune de Clos du Doubs s’était d’ailleurs fermement opposé à cette disparition.

Pour les BKW, la vente, la location ou le prêt de la bâtisse n'entrait pas en ligne de compte, jusqu’à hier. Son objectif: éviter toute opposition à une hypothétique réactivation de la centrale hydro-électrique construite en 1953 sur un site comprenant également une loge et une ferme.

Il y a deux ans, la juge administrative du Tribunal cantonal avait annulé une décision des autorités communales opposées à la démolition du bâtiment, au motif que la compétence échoit au Section cantonale des permis de construire. Il était alors question du «maintien d’un site évocateur du passé», une notion opposée au «degré de vétusté» et au «danger créé». L’immeuble occupé deux jours durant est inscrit au répertoire cantonal des biens culturels. (Le Matin)

Créé: 21.09.2017, 13h57


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