Lundi 23 octobre 2017 | Dernière mise à jour 19:48

Seniors à la rue Pully: Vaud n'a pas encore dit oui à l'EMS

Le canton a cinq mois pour se prononcer sur l’extension d’un EMS à Pully (VD), qui entraînerait la suppression de 14 appartements protégés. Réactions.

Pierre-Yves Maillard rappelle que le Canton ne se décidera pas sur l'extension de l'EMS de Pully avant mars prochain.

Pierre-Yves Maillard rappelle que le Canton ne se décidera pas sur l'extension de l'EMS de Pully avant mars prochain. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

«Ce qui se passe dans cette ville est tout simplement inacceptable de la part d’une collectivité publique, quels que soient ses objectifs: il faut reloger ces gens, avant que les autorités locales ne cèdent cet immeuble!» Président de l’ASLOCA suisse, le conseiller national Carlo Sommaruga (PS/GE) réagit à la décision choc de la commune vaudoise de Pully (Est lausannois) de résilier les baux à loyer d’une quinzaine d’aînés âgés de 80 à 96 ans, et d’une retraitée de 70 ans, révélée hier par «Le Matin».

«Si elle n’est pas en mesure d’assumer ses responsabilités sociales, la Ville doit renoncer, car cela signifierait justement qu’il y a de grosses difficultés à trouver quelque chose sur le marché pour cette catégorie de locataires, qui a des ressources relativement modestes», poursuit-il. Dans le cas de Pully, les 14 logements en question sont non seulement des appartements à prix modérés, mais réservés aux seniors, car «adaptés» au troisième âge.

Le Genevois considère en revanche que le projet d’extension de l’EMS jouxtant cet immeuble communal (qui permettrait la création de 23 lits supplémentaires) est un «juste motif» de résiliation de bail. Et que le Conseil d’État vaudois pourrait «tout à fait décider que ce projet est validé, moyennant une charge préalable de reloger les habitants mis dehors».

Rien avant trois ans

Contrairement à ce qu’a laissé entendre l’Exécutif de Pully à ses aînés lors de la séance d’information, il y a deux semaines, le Canton (qui financerait l’entier de cette extension médico-sociale) n’a encore rien validé, le délai de réponse ayant été fixé au mois de mars prochain.

«S’il l’était, rien ne se passerait avant au moins trois ans (ndlr: soit le délai de prolongation qu’accorderait la Ville en cas de contestation)», rappelle le conseiller d’État Pierre-Yves Maillard, chargé de la Santé et de l’Action sociale. «Et vu la situation et l’âge des locataires, ainsi que le temps à disposition, l’État ne validera pas ce projet sans qu’une solution satisfaisante ait été trouvée pour chacun d’entre eux.» (Le Matin)

Créé: 11.10.2017, 06h47


Sondage

Jeux olympiques: la Confédération doit-elle soutenir financièrement le projet Sion 2026?




Publicité

Contact

Service clients

Abonnement et renseignements
Nous contacter
lu-ve 8h-12h / 13h30-17h
Tél. 0842 833 833, Fax 021 349 31 69
Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
Adresse postale:
Le Matin, Service clients, CP, 1001 Lausanne

Publicité

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.