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Canton de Neuchâtel Violence domestique: Neuchâtel s'adapte

Le Conseil d'Etat neuchâtelois prévoit d'allouer annuellement une somme supplémentaire de 30'000 francs pour la sensibilisation du public et de créer un emploi à 20%.

Neuchâtel ne veut plus parler uniquement de violence conjugale mais de violence domestique.

Neuchâtel ne veut plus parler uniquement de violence conjugale mais de violence domestique. Image: Keystone

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Neuchâtel veut adapter son dispositif de lutte contre la violence domestique pour le rendre plus efficace et conforme à la Convention d'Istanbul. La violence conjugale touche environ 500 personnes par année dans le canton.

Pour se mettre en conformité avec la Convention d'Istanbul, le canton veut adapter la loi pour ne plus parler uniquement de violence conjugale mais de violence domestique, a indiqué jeudi le Conseil d'Etat dans un rapport. La violence domestique couvre toutes les violences intrafamiliales, par exemple entre un frère et une soeur.

De plus, le canton veut regrouper au sein d'un seul centre de compétences l'application de la Convention d'Istanbul. Cet organe sensibilisera et informera les familles issues de la migration à propos des mariages forcés ou des mutilations génitales féminines.

Création d'un poste à 20%

Le Conseil d'Etat prévoit d'allouer annuellement une somme supplémentaire de 30'000 francs pour la sensibilisation du public et de créer un emploi à 20%, venant s'ajouter à un poste à 30%, pour absorber les tâches découlant de la convention. «Cette augmentation semble un compromis acceptable entre une dotation comparable à celle des cantons voisins et les possibilités financières du canton», estime le gouvernement.

La Convention d'Istanbul est une convention du Conseil de l'Europe, signée par 28 Etats et qui est entrée en vigueur en Suisse en avril 2018. Elle condamne toutes les formes de violence à l'égard des femmes, soit tout acte fondé sur le genre susceptible d'engendrer des dommages ou souffrances de nature physique, sexuelle, psychique ou économique, y compris la menace de se livrer à de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou la vie privée.

En Suisse, les victimes de violence domestique et de harcèlement obsessionnel (stalking) seront mieux protégées dès juillet 2020. Le Conseil fédéral a fixé la semaine dernière l'entrée en vigueur d'un paquet de mesures, avec notamment le port d'un bracelet électronique par l'auteur potentiel de violences. (ats/nxp)

Créé: 11.07.2019, 10h57

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