Lundi 24 février 2020 | Dernière mise à jour 13:36

Québec Deux motoneigistes retrouvés morts

Deux corps ont été retrouvés flottant dans l'eau glacée. La dernière motoneige a été localisée. Deux disparus toujours recherchés.

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Les corps de deux des motoneigistes français tombés mardi dans les eaux glacées d'un lac du Québec ont été retrouvés dimanche et la police s'est dite déterminée à ne pas relâcher ses efforts tant que les deux derniers disparus n'auront pas été localisés.

L'identité des deux hommes retrouvés au cinquième jour de recherches acharnées n'a pas été rendue publiques pour le moment, mais les familles ont été informées, selon les autorités locales.

Leurs dépouilles, proches l'une de l'autre, flottaient dans les eaux de la rivière Grande Décharge à environ 3 km du point de départ des recherches, a indiqué le porte-parole de la Sûreté du Québec, Hugues Beaulieu.

«Cela indique que nos recherches sont efficaces. L'abandon n'est pas une option», a affirmé Hugues Beaulieu en soulignant que les températures relativement clémentes aidaient les plongeurs.

Les recherches se poursuivent

«Au nom du gouvernement du Québec je veux rassurer les familles françaises (et leur dire) que les recherches vont se poursuivre demain également», a abondé la ministre par interim de la sécurité publique du Québec Andree Laforest, venue sur place dimanche. «On va tout faire pour retrouver les personnes disparues», a-t-elle ajouté.

Une première dépouille, celle De Gilles C., 58 ans, avait été retrouvée vendredi à 2km de la zone initiale de recherches - la où ont été retrouvées les motoneiges immergées - ce qui avait amené la police à élargir le périmètre de ses recherches.

Les plongeurs de la police ont aussi localisé dimanche la 7e et dernière motoneige des touristes français. L'engin se trouvait dans le même secteur que les six autres repérées la semaine dernière à l'embouchure du lac Saint-Jean et de la Grande Décharge. Situé à l'embouchure d'une rivière, à l'est de ce grand lac à 200 km au nord de la ville de Québec, ce secteur gèle moins ou pas du tout en raison des courants.

Le groupe français venu au Québec pour une expédition à motoneige était composé de huit hommes originaires de l'Est de la France. Trois d'entre eux ont survécu à des blessures légères et à un choc nerveux. Ils ont quitté le Québec pour la France jeudi soir. Leur guide, un Montréalais de 42 ans, est mort mercredi des suites de ce tragique accident.

Incertitude

Outre Gilles C., père de trois biathlètes internationaux, la police avait identifié les disparus comme étant Yan T., 24 ans, Jean-René D., 24 ans, Julien B., 34 ans, et Arnaud A., 25 ans.

Dans l'attente de précisions de la police et de résultats de son enquête, l'incertitude demeurait sur les causes de cet accident et sur les raisons pour lesquelles les motoneigistes et leur guide, pourtant considérés comme expérimentés, se sont aventurés dans une zone aussi dangereuse.

Un ancien guide de motoneige, Jean-Charles Fortin, ne croit pas aux hypothèses selon lesquelles le guide et son groupe auraient emprunté un raccourci pour arriver à temps à l'étape du soir et il avance une explication possible. Pour lui le guide à dû rater une bifurcation à cause de la visibilité inexistante, de la neige et des rafales de vent à 60kmH mardi soir.

«Moi je pense qu'avec la visibilité réduite ils ont manqué la bifurcation (qui tourne) à 90 degrés», a-t-il déclaré à l'AFP. «Je pense qu'ils ont juste manqué la bifurcation, ils ont continué et se sont retrouvés à l'eau», ajoute-t-il en affirmant que Benoit Lespèrance étaient «un des meilleurs guides qu'il ait rencontrés» et «pas un guide cow boy ou un irresponsable».

Prudence

Trois équipes de plongeurs ont mené les recherches et se relayant toutes les deux heures. Elles devaient poursuivre leurs recherches lundi.

La ministre Laforest a aussi profité de sa visite sur les lieux des recherches pour insister à nouveau sur l'importance de la prudence et de la sécurité pour se livrer à ce sport fort pratiqué au Québec et qui attire de nombreux touristes. Cette région «est le paradis de la neige», mais il y a un message essentiel à retenir «Il faut toujours prendre des sentiers sécuritaires. Si on prend les sentiers sécuritaires, les sentiers balisés, normalement ça devrait bien aller», a-t-elle rappelé. (afp/nxp)

Créé: 26.01.2020, 19h40

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