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Genève Un élève transgenre change de nom à l'école

Pour la toute première fois dans le canton de Genève, un élève transgenre a été autorisé à s'inscrire sous son nom masculin.

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(Image d'illustration) Image: Keystone

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A Genève, les séances de prévention contre l'homophobie et la transphobie dispensées depuis 2009 dans les écoles permettent de «libérer la parole». Pour la première fois dans le canton, une élève a été présentée à ses camarades et ses enseignants sous son nouveau nom masculin.

L'annonce qui concerne une jeune de 14 ans a été faite début avril, a indiqué vendredi à l'ats Franceline Dupenloup, responsable des questions d'égalité et de prévention de l'homophobie et transphobie au Département de l'instruction publique (DIP). Elle revenait sur une information de la RTS.

Cette situation a été très bien acceptée par les enseignants qui avaient été sensibilisés en amont, a expliqué Mme Dupenloup. L'annonce a aussi été accompagnée d'un élan de solidarité de la part des camarades de cette classe de deuxième année du Cycle d'orientation.

Harmoniser les pratiques

Le canton suit actuellement vingt jeunes qui ont entamé des démarches liées à l'identité de genre. Ces demandes, qui sont nouvelles, concernent notamment le nom d'usage, l'utilisation des toilettes et des vestiaires. Il s'agit aussi parfois de renouer le dialogue au sein de la famille. Le DIP s'entoure de l'expertise de différentes associations pour le suivi de ces jeunes.

Un protocole pour l'accompagnement des jeunes trans en milieu scolaire est en cours d'élaboration à Genève. Ce document qui permettra d'harmoniser les pratiques entre les établissements scolaires devrait être soumis à la conseillère d'Etat d'ici mi-mai. Il est important d'éviter des inégalités de traitement, relève Mme Dupenloup.

Coup d'arrêt

La reconnaissance des transgenres au sein de la société n'est de loin pas évidente. Début avril, la Cour européenne des droits de l'homme a condamné la France qui obligeait les personnes transgenres à subir une intervention stérilisante pour obtenir le changement de leur identité sexuelle à l'état civil.

Aux Etats-unis, l'arrivée de Donald Trump au pouvoir a donné un sérieux coup d'arrêt aux récentes avancées. Le nouveau président a mis fin à un dispositif fédéral qui visait à mieux protéger les droits des étudiants transgenres. L'accès à des installations non mixtes, comme des vestiaires ou des toilettes est en ligne de mire.

Il revient donc de nouveau aux Etats fédérés et aux districts scolaires de trancher dans ce qui avait été surnommé «la guerre des toilettes». Cette décision a déclenché un énorme mouvement de protestation. (ats/nxp)

Créé: 21.04.2017, 16h10


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