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Renens IRL plus ferme et prévoit de licencier 44 employés

L'entreprise d'Arts graphiques IRL plus basée à Renens va devoir fermer et licencier 44 personnes.

L'entreprise d'Arts graphiques IRL plus à Renens (VD) doit fermer ses portes.

L'entreprise d'Arts graphiques IRL plus à Renens (VD) doit fermer ses portes. Image: Keystone

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L'entreprise d'Arts graphiques IRL plus à Renens (VD) doit fermer ses portes. Elle prévoit de licencier ses 44 collaborateurs et de déplacer cinq apprentis. Quatorze employés devraient être repris dans d'autres entités de la Holding SFF Arts graphiques. Le syndicat syndicom réagit «avec colère».

«C'est dur, il y a eu beaucoup d'efforts, on a mouillé le maillot, on a travaillé comme des lions, mais le marché a eu raison de nous», a déclaré ce lundi 6 juillet Michel Berney, administrateur délégué d'IRL plus.

Coup de massue

Avec des écarts de prix de 10 à 15% par rapport à la concurrence étrangère, on voyait des clients prêts à revenir chez nous, en appréciant la proximité. Après la fin cours plancher (15 janvier), avec des écarts de 30 à 40%, «ça ne se discute plus», poursuit le responsable qui avait mis son argent dans la naissance d'IRL plus.

La concurrence étrangère sent qu'il y a de bons marchés à prendre. Ils se battent entre eux. Et lorsque des entreprises horlogères demandent une offre suisse et deux étrangères, «vous êtes obligés de vous aligner, sans rien gagner».

Fin de certains produits

«Nous imprimions aussi les suppléments du Temps. Quand Ringier a racheté le journal, il a repris l'impression des suppléments chez lui à Zofingue», explique Michel Berney.

«C'est une longue histoire de 150 ans qui se termine. C'est très difficile. J'avais mis toutes mes économies pour faire démarrer IRL plus. Avec l'arrivée de la Fondation Famille Sandoz en 2014, les cadres repreneurs n'auront finalement rien perdu, assure Michel Berney.

Offre pour le personnel

Toutes les activités d'imprimerie et les prestations de services complémentaires seront déplacées cet été dans les autres entités de la Holding SFF Arts graphiques (Sandoz Fondation de famille Arts graphiques SA). En particulier vers les Imprimeries Genoud au Mont-sur-Lausanne et les Presses centrales (PCL) à Renens, précise le communiqué d'IRL plus.

Menacées de fermeture en 2012 après le retrait de Swissprinters, les IRL (Imprimeries réunies Lausanne) avaient été reprises par les cadres de l'entreprise avec l'appui du canton de Vaud et de la ville de Renens. Elles étaient devenues alors IRL plus.

Colère syndicale

Dans son communiqué, la Holding SFFAG indique que ses entités «pourraient intégrer une partie» des collaborateurs d'IRL plus. La clientèle SFFAG bénéficie de prestations techniques et humaines de premier ordre avec des marques fortes et distinctes, en bonne santé malgré une conjoncture défavorable.

La réaction de syndicom est «une grande colère». «Nous demandons à l'entreprise de renoncer aux licenciements et d'entamer de vraies négociations avec le syndicat», déclare Yves Sancey, porte-parole de syndicom.

Mauvaise nouvelle

Le syndicat demande aussi un report du délai de consultation fixé au 17 juillet, «c'est beaucoup trop court». Il appelle en outre le canton et la ville de Renens à une nouvelle mobilisation en faveur d'IRL plus.

«C'est une mauvaise nouvelle pour les collaborateurs. C'est une mauvaise nouvelle pour la place industrielle vaudoise. J'ai fait beaucoup de téléphones depuis vendredi quand j'ai appris la nouvelle, mais la situation de l'imprimé est extrêmement difficile», constate le conseiller d'Etat PLR Philippe Leuba en déplacement aux Etats-Unis.

Pas rester les bras croisés

Le canton de Vaud, qui s'était engagé en 2012, n'a finalement pas perdu un franc. «Il y aura eu 3 ans de salaires grâce à la mobilisation. Nous devons nous battre. Je préfère un engagement qui ne finit pas comme on l'espérait que de rester les bras croisés», a lancé le ministre vaudois de l'Economie.

«C'est la tristesse qui domine, mais on ne regrette rien. Il fallait faire ce que l'on a fait en 2012, il y avait une forte mobilisation», a réagi Marianne Huguenin, syndique popiste de Renens. Le contribuable de Renens «n'a rien perdu» dans l'engagement de la commune.

Faux espoir

En mars, il y a déjà eu des licenciements, mais on pensait qu'il serait possible de «tenir». Renens se retrouve avec un bâtiment dont IRL plus était le principal locataire. La commune a cependant «une vision claire» du futur de cet immeuble qui accueille déjà d'autres sociétés, note Marianne Huguenin.

(ats/nxp)

Créé: 06.07.2015, 15h33

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