Mardi 17 septembre 2019 | Dernière mise à jour 08:56

Vaud Les prisons n'ont pas été pensées pour les femmes

Des élus vaudois veulent améliorer les conditions des femmes en prison. Ces dernières vivent dans un environnement d'hommes.

A la Tuilière, la seule prison cantonale pour femmes, les détenues ne bénéficient pas d'un accès facile et gratuit aux serviettes et tampons hygiéniques.

A la Tuilière, la seule prison cantonale pour femmes, les détenues ne bénéficient pas d'un accès facile et gratuit aux serviettes et tampons hygiéniques. Image: archive/Keystone

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Cellules pouvant contenir jusqu'à cinq détenues, lourdeur dans l'accès à des produits d'hygiène intime, ateliers de travail stéréotypés: les détenues vaudoises évoluent dans des prisons pensées pour les hommes, regrettent plusieurs députés. Ils déposent un postulat pour changer la donne.

La Commission des visiteurs du Grand Conseil vaudois tire la sonnette d'alarme. Elle voit une certaine uniformisation des conditions de détention dans le canton et estime que cela se fait au détriment des femmes, comme l'a déclaré mardi l'une de ses membres, la socialiste Valérie Schwaar.

«Condamnée à une double peine »

«Etre une femme en prison peut parfois signifier être condamnée à une double peine», a lâché l'élue devant le plénum. Son texte souligne par exemple que les détenues devraient bénéficier d'un accès facile et gratuit aux serviettes et tampons hygiéniques.

Tel n'est visiblement pas le cas dans la seule prison cantonale pour femmes située à la Tuilière où les demandeuses ne reçoivent pas suffisamment de matériel et doivent remplir des formulaires pour en obtenir davantage.

Cellules surchargées

Autre exemple: les cellules peuvent héberger jusqu'à cinq détenues et ne contiennent parfois que quatre armoires créant des conflits. Pis: ces cellules de plus de trois places n'existent que dans le secteur femme.

Côté nourriture, les députés regrettent que les apports caloriques des repas ne soient pas adaptés aux femmes ayant pour corollaire des prises de poids plus importantes chez ces dernières que chez les hommes.

Quant au travail en prison auquel les détenus sont tenus, le texte s'étonne de certains stéréotypes de genre. Ainsi ces dames ont droit à des ateliers de pose de vernis sur faux ongles alors que ces messieurs font de la menuiserie. (ats/nxp)

Créé: 11.06.2019, 12h24

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