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Votations Pour l'instant, non au Gripen et au salaire minimum

Le financement des avions Gripen et l'initiative sur les salaires minimums seraient refusés, selon le premier sondage SSR publié. Large soutien à l'initiative sur les pédophiles.

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Si les Suisses avaient voté la semaine dernière, l'achat de l'avion de combat suédois aurait été refusé par 52% des électeurs contre 42% et 6% d'indécis, selon le 1er sondage de la SSR publié vendredi. L'initiative pour un salaire minimum ne convainc pas davantage.

Selon le sondage SSR, les Suisses rejetteraient l'initiative des syndicats pour un salaire minimum de 4000 francs par mois à 52% contre 40%. La part d'indécis se monte à 8%.

Un tabac

A l'inverse, l'initiative pour protéger les enfants contre les abus sexuels de récidivistes devrait faire un tabac. Elle remporte l'adhésion de 75% des sondés face à 19%. Quelque 7% de votants ne savent pas encore ce qu'ils glisseront dans l'urne le 18 mai.

Idem pour le soutien à la médecine de famille, via l'arrêté fédéral concernant les soins médicaux de base, qui semble convaincre les Helvètes: ils disaient oui la semaine dernière par 66% contre 10%. Reste que les indécis, 24%, sont particulièrement nombreux.

Le taux de participation devrait atteindre 45%, estime encore l'institut gfs Berne.

Gripen : partis du centre droit divisés

La plupart des avis sont déjà faits sur les Gripen selon une claire délimitation gauche-droite. Par contre, les membres du PLR et du PDC se montrent divisés. Les libéraux-radicaux sont favorables à cet achat d'un cheveu par 49% contre 48%. Le oui l'emporte par 47% contre 44% chez les démocrates-chrétiens.

En revanche, pas d'hésitation dans le parti d'Ueli Maurer, l'UDC, qui dit oui par 66%. Au PS, les membres sortent un non de leur manche à près de 75%. Les jeunes et les femmes sont plus prompts à mettre un non dans l'urne. Les retraités, les hommes et les personnes proches de l'armée sont davantage convaincus de l'utilité d'un tel achat.

Romands et Tessinois critiques

Les Tessinois sont les plus hostiles à l'achat d'avions militaires avec 66% d'intention de votes défavorables. Ils sont suivis des Romands (57% non). Quant aux Alémaniques, ils sont divisés avec 49% de non et 45% de oui.

Pour la majorité des sondés, l'argent du contribuable pourrait être mieux utilisé que pour l'achat de tels avions. Défendre l'espace aérien de la Suisse est l'argument qui fait mouche auprès des supporters du Gripen.

Rien n'est encore joué pour l'avion de combat, estime pourtant l'Institut gfs Berne. L'écart entre le oui et le non étant relativement faible, la mobilisation ou non de la base du PLR et du PDC fera la différence.

L'argument d'une certaine équité salariale ne prend pas

Les intentions de vote pour un salaire minimum de 4000 francs suivent un clivage gauche-droite. L'opinion publique est alerte sur cette question, sollicitée récemment sur l'initiative 1:12 pour des salaires équitables.

Là encore, les sensibilités par régions linguistiques sont très différentes. Les salaires rencontrent davantage de sympathie en Suisse romande (50% oui - 39% non) et au Tessin (46% oui - 39% non). Les Alémaniques sont moins charitables (57% non - 37% oui).

L'institut gfs est frappé de constater que les personnes issues des classes à faibles revenus ont tendance à glisser un non dans l'urne. La crainte de voir disparaître des places de travail semble résonner auprès d'une majorité d'électeurs.

La protection des enfants fait l'unanimité

L'initiative pour protéger les enfants contre les abus sexuels de récidivistes fait l'unanimité dans tous les partis et dans toutes les régions de Suisse. La base du PS, des Verts et du PLR veut même davantage dire oui que ne le leur recommandent les directions de partis. Quant aux électeurs du PDC, deux sur trois devraient glisser un oui dans l'urne.

L'arrêté fédéral concernant les soins médicaux de base est moins populaire et moins médiatisé que les trois autres objets soumis au vote. Une forte majorité y est favorable (66%), mais les 24% d'indécis restent nombreux.

L'UDC est le seul parti gouvernemental à préconiser le non: il est pour l'instant peu suivi, même par sa base. Le camp du non va gagner des voix, mais le soutien à la médecine de famille devrait tout de même l'emporter, prédit gfs.

Le sondage a été réalisé par l'Institut gfs Berne sur mandat de la SSR entre 29 mars et le 4 avril auprès de 1209 personnes dans les trois régions linguistiques du pays. La marge d'erreur est de /- 2,9%.

Créé: 11.04.2014, 17h21

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