Vendredi 22 novembre 2019 | Dernière mise à jour 04:50

Internet Les Suisses «like» Facebook

Près d’un Helvète sur trois est branché sur le réseau de Mark Zuckerberg, qui vient de célébrer son milliardième membre.

En Suisse, les 19-29 représentent 34% des utilisateurs. En outre, 26% d’usagers ont plus de 40 ans.

En Suisse, les 19-29 représentent 34% des utilisateurs. En outre, 26% d’usagers ont plus de 40 ans. Image: Christophe Lefebvre/MAXPPP

Est-il indispensable d’être sur Facebook?

Les chiffres

2 980 580

C’est le nombre de personnes inscrites en Suisse sur Facebook.

166 060

C’est le nombre de nouveaux membres, ces six derniers mois
en Suisse.

50e

C’est la position de la Suisse dans le monde, selon le nombre d’inscrits sur Facebook.

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Le chiffre magique est tombé jeudi dernier: le nombre d’utilisateurs de Facebook a dépassé le milliard sur la planète, soit une personne sur sept. A l’échelle suisse, les chiffres sont encore plus parlants: près d’un Helvète sur trois clique régulièrement sur le réseau de Mark Zuckerberg.

Une drogue? Oui, sans nul doute, pour certains qui ont tenté une véritable cure de désintoxication avec plus ou moins de succès. «Je me connectais des dizaines de fois par jour, témoigne un internaute qui veut rester anonyme. Parfois à des intervalles de cinq minutes. Bref, j’étais accro.»

Comme d’autres qui se sont exprimés sur la Toile, il rappelle les difficultés rencontrées pour quitter le réseau: «Telle une drogue dure, ma désintoxication fut longue et éprouvante (ndlr: il était quasi impossible de supprimer définitivement son compte à l’époque). Pour rendre ma tâche plus compliquée, un simple clic suffisait à me faire replonger.» Sans être toujours aussi forte, la dépendance prend parfois des chemins de traverse. «Que dites-vous à ceux qui refusent de s’inscrire? C’est un très bel acte de militantisme. Mais ça peut avoir un coût très élevé socialement.

Vous n’êtes pas conviés aux événements, vous ne savez pas où sont et que font vos amis. Aujourd’hui, c’est presque un facteur de désintégration», souligne la sociologue française Nina Testut, auteur de l’essai «Facebook: Et moi! Et moi! Et moi!»

Quant à Olivier Glassey, sociologue et spécialiste des nouvelles technologies de l’information à l’Université de Lausanne, il relativise les chiffres chocs. «Un milliard d’utilisateurs, finalement cela ne veut pas dire grand-chose. Un internaute qui a 500 amis ne va communiquer qu’avec 5 à 8 personnes en moyenne.»

Pour le reste, Facebook c’est aussi un géant au pied d’argile, difficilement commerciable et dont l’action n’en finit pas de chuter. «Au départ, ce réseau permettait aux jeunes de communiquer entre eux. Mais depuis que papa et maman se sont mis à Facebook, son attrait a diminué. Les ados préfèrent déjà aujourd’hui des réseaux comme Twitter ou Dofus, plus proches d’eux.»

Créé: 08.10.2012, 05h49

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