Samedi 6 juin 2020 | Dernière mise à jour 00:41

Canton de Berne La surveillance du site de Mühleberg continue

La centrale nucléaire bernoise s'est arrêtée ce vendredi 20 décembre 2019. Les travaux de démantèlement vont durer 15 ans.

Galerie photo

En images, l'histoire du nucléaire en Suisse

En images, l'histoire du nucléaire en Suisse La première centrale, Beznau, date de 1969. Et de nombreuses votations ont émaillé depuis l'histoire de l'atome dans notre pays.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

L'inspection fédérale de la sécurité nucléaire (ISFN) a commencé ses travaux préparatoires il y a six ans en vue de la désaffection de Mühleberg. Son rôle de surveillance doit se poursuivre jusqu'à ce que le site ne présente plus de danger aux yeux de la loi. Le démantèlement doit prendre fin en 2034.

Le contrôle de l'ISFN va en particulier porter sur la libération du site et le stockage des déchets nucléaires. Il consistera à surveiller toutes les étapes, depuis le démantèlement de l'installation jusqu'au stockage intermédiaire des déchets emballés.

Le risque diminue par étapes

Après la mise à l'arrêt de la centrale, la dangerosité diminue avec la désintégration de l'iode 131, qui constitue l'un des principaux produits de fission. La dégradation du combustible nucléaire se poursuit ensuite sur une période de quatre ans. «Une fois ces éléments évacués, le potentiel de danger ne réside plus que dans les parties de l?installation activées et contaminées», précise Torsten Krietsch, chef de la section «désaffectation» de Mühleberg.

«99% de la radioactivité est solidement ancrée dans les structures de matériaux métalliques de la cuve de pression du réacteur et dans les structures en béton tout autour», indique le spécialiste.

Fin du danger aux yeux de la loi

Dans un premier temps, la surveillance consistera en priorité à contrôler la réactivité et le refroidissement des assemblages combustibles. Cette priorité est maintenue aussi longtemps que ces éléments se trouvent dans l?installation. Une fois que les parties activées et contaminées auront été retirées de l?installation, la surveillance sera davantage axée sur le contrôle radiologique.

Enfin, des mesures seront effectuées pour vérifier que les bâtiments et le site ont été «libérés» et que ces derniers ne représentent plus aux yeux de la loi une source de danger radiologique«, explique Torsten Krietsch. C'est seulement une fois cette étape accomplie »que le travail de l?IFSN auprès de la centrale nucléaire de Mühleberg prend fin«, conclut que le chef de la section »désaffectation". (ats/nxp)

Créé: 20.12.2019, 18h46

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.